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Ouïghours : Omar Sy et d’autres stars dénoncent un "crime contre l’humanité"
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Omar Sy
Omar Sy ©AFP

Ouïghours : Omar Sy et d’autres stars dénoncent un "crime contre l’humanité"

Dans une tribune publiée le 30 septembre dernier dans le journal Le Monde, une trentaine de personnalités dénoncent le grand silence mondial qui entoure l’oppression des Ouïghours en Chine.

L’acteur Omar Sy, l’écrivaine et journaliste Leïla Slimani, le journaliste Roberto Saviano ou encore l’économiste Thomas Piketty : autant de noms apposés à la fin de cette tribune qui demande à faire cesser le "crime contre l’humanité" en cours dans la région autonome chinoise du Xinjiang. Depuis le milieu des années 2010, la Chine y a mis en place des "camps de rééducation" à destination des Ouïghours, une minorité musulmane et turcophone. 

Dans cette tribune, initiée par le député européen “Socialistes et Démocrates” Raphaël Glucksmann, les signataires dénoncent les actes qui y sont commis contre cette population.

"Stérilisations systématiques, avortements forcés, enfants éloignés des parents, récalcitrants condamnés à mort, femmes obligées de partager (littéralement) leur lit avec les émissaires du Parti communiste chinois, viols massifs : depuis la fin de 2016, la "région autonome du Xinjiang" est devenue l’autre nom de la négation de l’humanité de l’homme."

Les personnalités pointent aussi du doigt le "trou noir" dans lequel les Ouïghours seraient tombés, c’est-à-dire le grand silence dont font preuve les occidentaux, le monde musulman et le grand public.

"Nous exigeons de nos gouvernements respectifs qu’ils instaurent au plus vite des sanctions ciblées contre les responsables chinois de la répression dans le Xinjiang. [] Nous exigeons des organisations internationales comme l’ONU qu’elles lancent des commissions d’enquête."

Quant aux 83 multinationales qui coopèrent avec les usines chinoises qui font travailler de force les Ouïghours, elles sont appelées à cesser leurs partenariats afin de ne plus utiliser cette main d’œuvre. 

Le temps est venu de nous battre pour le droit d’un peuple à vivre.

En parallèle, ce mercredi 30 septembre, des députés français ont lancé "un collectif parlementaire de solidarité avec les Ouïghours, avec la volonté de tout faire pour faire fermer ces camps de la honte et défendre la vie et les droits des Ouïghours."