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Nike, H&M, Adidas… ces marques boycottées par la Chine
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Adidas, Nike, H&M... ont arrêté de se fournir en coton en Chine. (photo : VCG)
Adidas, Nike, H&M... ont arrêté de se fournir en coton en Chine. (photo : VCG) ©Getty

Nike, H&M, Adidas… ces marques boycottées par la Chine

Pékin s'en prend aux marques occidentales de prêt-à-porter en réponse aux sanctions européennes prises contre la Chine en début de semaine.

Après H&M hier, Uniqlo, Nike ou encore Adidas sont désormais boycottées par la Chine, le tout dans un contexte de tensions internationales autour de la question ouïgoure. Ces derniers jours, les relations entre Pékin et l’Occident se sont refroidies. Lundi déjà, l’Union européenne et les Etats-Unis ont prononcé des sanctions contre la Chine pour violation des droits de l’Homme à l’encontre de la minorité ethnique. En réponse, le pays a interdit l’entrée sur son territoire à dix personnalités européennes dont l’eurodéputé Raphaël Glucksmann, très engagé dans la défense de cette population turcophone.

Un million de Ouïgours internés

Le 24 novembre 2019, le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) révélait qu’un million de Ouïgours étaient internés dans des camps de la région du Xinjiang, à l’ouest de la Chine. Des accusations que Pékin a toujours démenti. C’est seulement quelques mois après cette annonce que plusieurs géants de la mode et du textile ont décidé de ne plus se fournir en coton dans cette région connue pour l’abondance de cette matière première. C’est à l’occasion de l'annonce des sanctions européennes prononcées en début de semaine que les communiqués des Nike, Converse, Calvin Klein et consorts ont refait surface sur le réseau social chinois Weibo, déclenchant une vive polémique dans le pays.

Répercussions immédiates

Dans la foulée, H&M a vu ses produits retirés des principaux sites chinois et bon nombre d’ambassadeurs locaux des autres marques ont rompu leur contrat. Gros coup dur pour Nike qui a perdu les deux plus grosses stars du cinéma chinois : Wang Yibo et Tan Songyun. Dans un élan patriotique, l’agent de Tan a indiqué que « les intérêts du pays passent avant tout__. Nous sommes fermement opposés à toutes les actions malveillantes visant à salir ou à répandre des rumeurs sur la Chine ».

Signe que le pouvoir central chinois est à l’origine de cette polémique, c'est la Ligue de la jeunesse communiste, une organisation affiliée au parti communiste, qui a republié les communiqués sur Weibo.