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Montpellier : une habitante interpelle Emmanuel Macron sur le manque de mixité sociale
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Emmanuel Macron à Montpellier le 19 avril 2021
Emmanuel Macron à Montpellier le 19 avril 2021 ©AFP

Montpellier : une habitante interpelle Emmanuel Macron sur le manque de mixité sociale

Une mère de famille a expliqué au président que son fils lui avait demandé "si le prénom Pierre existait vraiment ou s'il n'était que dans les livres".

La vidéo de la conversation a été vue plus de 400 000 fois en moins d'une journée : une habitante de Montpellier a interpellé Emmanuel Macron alors qu'il était en déplacement dans la ville lundi pour annoncer le renfort de 50 policiers.

Manque de mixité sociale

La mère de famille, membre du conseil du quartier de la Paillade, a rapporté au président ce que lui avait dit son fils : "Mon fils qui a 8 ans m'a demandé si le prénom Pierre existait vraiment ou s'il n'était que dans les livres."

Elle lui a répondu qu'il y a vraiment des personnes qui s'appellent Pierre.

Pour elle, l'interrogation de son enfant vient du fait qu'il n'y a pas assez de mixité sociale dans le collège du quartier. "Les gens ne mettent plus les enfants dans le même quartier, ce qui est vraiment dommage", explique-t-elle, disant avoir été "choquée" par la question de son fils.

Emmanuel Macron n'a pas fait de commentaire mais a eu l'air surpris par cette déclaration. Il a haussé les sourcils, derrière son masque. Le président, accompagné du ministre de l'Intérieur et du maire socialiste de Montpellier, a ensuite participé à une table ronde à la CAF avec des acteurs de terrain qui luttent contre la délinquance.

Beaucoup de réactions

Cet échange avec le président a été vu quasiment un demi-million de fois en moins d'une journée et a provoqué beaucoup de réactions sur les réseaux sociaux. Certains envoient tout leur soutien à cette femme et dénoncent, comme elle, le manque de mixité.

Mais d'autres réactions, venant de la droite et de l'extrême droite, déplorent le fait que cette femme portait le voile et expliquent le manque de mixité sociale par les difficultés à vivre dans les quartiers populaires quand on s'appelle Pierre.

Les élus Valérie Boyer, Eric Ciotti ou encore Gilbert Collard ont relayé un article de Sud-Ouest parlant d'un homme de 68 ans s'appelant Pierre qui a été tué samedi 10 avril au pied d'un immeuble à Floirac, en Gironde, car il avait fait une remarque à une bande de jeunes.