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Miss Provence victime d'insultes antisémites sur Twitter, Marlène Schiappa saisit la justice
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Miss Provence, April Benayoum, lors de la cérémonie Miss France 2021, au Puy du Fou (Loic Venance)
Miss Provence, April Benayoum, lors de la cérémonie Miss France 2021, au Puy du Fou (Loic Venance) ©AFP

Miss Provence victime d'insultes antisémites sur Twitter, Marlène Schiappa saisit la justice

Lors de la cérémonie du concours Miss France 2021, April Benayoum, Miss Provence, a été la cible sur les réseaux sociaux de violentes insultes antisémites. La ministre déléguée chargée de la Citoyenneté Marlène Schiappa a saisi la justice.

Plusieurs associations de lutte contre l'antisémitisme et des personnalités politiques apportent depuis le 19 décembre leur soutien à April Benayoum qui représentait la région Provence Alpes-Côte d'Azur lors du concours Miss France samedi soir. La jeune femme a, en effet, été la cible de commentaires antisémites sur les réseaux sociaux après avoir évoqué l'origine israélienne de son père.

Marlène Schiappa signale les faits au procureur

Dans le passage de son portrait pendant la cérémonie, l'étudiante élue première dauphine explique qu'elle a des origines assez variées puisque sa mère est "serbo-croate" et son père... "israélien-italien." C'est suite à cette dernière information que des messages antisémites, faisant parfois l'apologie de la Shoah, ont été relayés sur Twitter.

La ministre déléguée chargée de la Citoyenneté Marlène Schiappa a annoncé sur Twitter qu'elle avait adressé un signalement au procureur. Dans un deuxième temps, lundi 21 décembre, elle a ajouté que certains des tweets en questions étaient encore en ligne, et que c'était "inacceptable." Comme d'autres, elle appelle Twitter à "prendre également ses responsabilités".

La Licra (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme) appelle de son côté les internautes à signaler sur son site les messages antisémites pour pouvoir mener "une action de groupe." Le président de l'association Alain Jakubowicz a, de son côté, ajouté qu'il était "temps se donner les moyens de mettre un terme à la propagation de la haine sur les réseaux sociaux."