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Michel Zecler : deux mois après son tabassage, il reprend la parole
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Michel Zecler a pris la parole, deux mois après son agression. (AURORE MESENGE / AFP)
Michel Zecler a pris la parole, deux mois après son agression. (AURORE MESENGE / AFP) ©AFP

Michel Zecler : deux mois après son tabassage, il reprend la parole

Le producteur Michel Zecler s’est exprimé, deux mois après son passage à tabac par les forces de l’ordre.

Michel Zecler s’est entretenu avec Mediapart, à propos du tabassage dont il a été victime en novembre 2020. Cette agression l’a profondément marqué, il est encore aujourd’hui "suivi par un psychiatre" et il confesse que ce n’est pas facile à vivre psychologiquement parlant. Il est devenu un symbole des violences policières en France, passé à tabac sans raison apparente par plusieurs policiers (qui sont en liberté à l’heure actuelle). 

Michel Zecler fait part de son incompréhension. "Ce qu’ils ont vu c’est un noir habillé avec un sweat à capuche et une veste en cuir, à partir de ce moment là c’est un problème dans leur tête à eux" témoigne-t-il. De multiples insultes à caractère raciste auraient été prononcées par les policiers, qui nient en bloc. 

Avouez les insultes ! [] Assumez ce truc-là parce que c’est très grave, vous avez menti sur tout, là vous êtes pris la main dans le sac, reconnaissez vos torts. 

Les policiers doivent répondre de leurs actes

De nombreuses personnalités ont apporté leur soutien à Michel Zecler, qui est sur le point de débuter une très longue procédure judiciaire. Une cagnotte a été ouverte pour soutenir le producteur. À l’heure actuelle, il n’a toujours aucune idée de pourquoi il a été agressé. Il attend la confrontation, même s’il la craint. 

Comment ça va se passer quand je vais me retrouver face à eux ? Je ne sais pas comment je peux vivre ça.

Même si son agression lui a laissé des séquelles physiques et psychologiques qui ne s’effacent pas, Michel Zecler essaye de tourner la page. "Je ne mets pas tous les policiers dans le même sac, j’ai énormément de messages via les réseaux sociaux, de policiers qui me disent qu’ils sont désolés." En revanche, il tient à ce que les hommes qui l’ont agressé répondent de leurs actes. "J’aimerais que justice se fasse" conclut-il.