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Michel Zecler a créé une fondation pour "réconcilier les jeunes et la police"
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Michel Zecler après son audition à l'IGPN - Paris, novembre 2020 (Aurore Mesenge)
Michel Zecler après son audition à l'IGPN - Paris, novembre 2020 (Aurore Mesenge) ©AFP

Michel Zecler a créé une fondation pour "réconcilier les jeunes et la police"

À peine remis de ses nombreuses blessures, le producteur de musique a créé sa fondation pour rapprocher les jeunes et la police.

En novembre dernier, Michel Zecler, un homme noir de 41 ans, étaitpassé à tabac par trois policiers dans l'entrée de son studio de musique à Paris. Ce mercredi, le producteur a accordé un entretien à BFMTV dans lequel il confirme avoir créé sa propre fondation. Une annonce déjà faite sur son compte Instagram en décembre dernier en réponse au soutien financier accordé aux policiers mis en examen suite à son agression.

"Réconcilier les jeunes avec la police", voilà l'objectif de la fondation de Michel Zecler. "Cette histoire m'a amené (...) énormément de témoignages de jeunes qui ont eu énormément de difficultés, qui ont traversé ces choses-... et c'est vrai que j'ai créé une fondation et j'espère que j'arriverai à réconcilier les jeunes avec la police" explique-t-il. Le producteur dit avoir reçu de nombreux messages de soutien de la part de plusieurs gardiens de la paix qui condamnent l'attitude de leurs anciens collègues. 

Où en est l'enquête ?

Cinq mois après son agression, Michel Zecler termine à peine sa rééducation du bras. L'homme n'a été entendu qu'une seule fois par les juges après l'ouverture d'une information judiciaire. À ce jour, quatre policiers ont été mis en examen. Trois pour violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique", avec circonstances aggravantes dont celle de racisme et pour "faux en écriture publique par personne dépositaire de l’autorité publique". Le quatrième, soupçonné d’avoir jeté une grenade lacrymogène à l'intérieur du studio, a été mis en examen principalement pour "violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique". Trois des policiers sont à ce jour placés sous contrôle judiciaire strict. Les quatre agents ont l’interdiction d’entrer en contact avec Michel Zecler, de porter une arme, d’exercer leur profession, d'être dans le 17ème arrondissement de Paris (où s’est déroulée l’agression) et doivent payer une caution de 5 000 euros chacun.