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McDonald's : une employée licenciée après avoir rapporté des cas d'harcèlement sexuel
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Enseigne McDonald's - Dublin, 2020 (ARTUR WIDAK / NURPHOTO)
Enseigne McDonald's - Dublin, 2020 (ARTUR WIDAK / NURPHOTO) ©AFP

McDonald's : une employée licenciée après avoir rapporté des cas d'harcèlement sexuel

Mathilde, 21 ans, a été licenciée pour "faute grave" par le McDonald's du Havre dans lequel elle travaillait. Cela fait suite à un long processus pour faire reconnaitre les situations de harcèlement qu'elle et d'autres ont vécu.

Bien loin des offres spéciales baccalauréat ou des collaborations avec Travis Scott, c'est aujourd'hui une raison beaucoup plus sombre qui met la franchise américaine sur le devant de la scène. Mathilde, une ancienne employée du McDonald's de la gare du Havre a été licenciée pour avoir rapporté le harcèlement qu'elle a subit. 

Selon l'AFP, c'est en 2018 que la jeune femme a rapporté à ses supérieurs les paroles déplacées d'un de ses collègues, bientôt suivie par d'autres employés en 2019. Bien qu'une enquête interne soit ouverte et que la personne accusée de harcèlement sexuel soit mise à pied, "son comportement ne cesse pas". Alors qu'un autre encadrant du fast-food havrais est aussi accusé de harcèlement et d'attouchements sexuels, Mathilde et d'autres salariés se mettent en grève en octobre dernier.

Licenciée sur la base de conversations privées

Le 19 décembre, toujours selon l'AFP, la jeune femme reçoit une lettre qui lui annonce son licenciement sans préavis pour "faute grave". La base de ce licenciement ? Un like sur Facebook et une conversation sur Messenger. Mathilde aurait en effet liké (puis retiré son like sur) le commentaire d'un utilisateur disant : "étape 2, brûlez votre hiérarchie", et aurait eu une conversation sur Messenger où elle aurait qualifié le directeur adjoint du magasin de "raciste, homophobe, sexiste".

Alors que la direction écarte tout lien entre le licenciement et la grève ayant eu lieu le 24 octobre, l'ancienne employée a annoncé avoir décidé de saisir les prud'hommes. Le journal L'Humanité s'est aussi fait le relai de cette affaire, expliquant que "l'histoire de Mathilde" est malheureusement "loin d'être un cas isolé". Celle-ci fait écho "à la plainte portée en mai 2020 devant l’OCDE par une coalition internationale de syndicats pour "harcèlement sexuel systématique" dans les restaurants de l’enseigne de fast-food".