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Macron veut rendre hommage à 300 à 500 noms de personnalités noires et arabes dans l'espace public
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Emmanuel Macron - Biarritz, 17 mai 2019 (BASTIEN MARIE / HANS LUCAS)
Emmanuel Macron - Biarritz, 17 mai 2019 (BASTIEN MARIE / HANS LUCAS) ©AFP

Macron veut rendre hommage à 300 à 500 noms de personnalités noires et arabes dans l'espace public

Dans son interview pour Brut, Macron a notamment parlé d'intégration.

L'interview accordée au média Brut par Emmanuel Macron n'a pas fini de faire parler d'elle. Alors qu'hier on parlait du passage où le Président de la République se montrait "ouvert" à un potentiel projet de rap en featuring avec des politiques, c'est aujourd'hui une partie plus sérieuse de l'interview qui retient les attentions.

En effet, au cours de l'entretien, la question de l'intégration au sein de la République Française a été évoquée. À cette occasion, Macron aurait parlé de la nécessité d'un travail historique pour faciliter cette dernière. Dans un contexte socio-politique plus que compliqué, le Président a souligné qu'il serait important qu'émergent des noms de figures noires et arabes pour que celles-ci deviennent des noms de rue, qu'on en fasse des statues. L'idée serait de rendre hommage à ces personnalités et de mettre en avant la diversité de l'identité française.

"C'est comme ça que les choses changent..."

Le Président s'est ainsi exprimé en ces termes : "Les historiens mais aussi notre jeunesse et toutes celles et ceux qui se retrouvent dans ces histoires un peu fragmentées, fracturées, mais qui pour moi sont une richesse parce que ce sont des histoires en fait avec pleins d'harmoniques, qu'ils puissent les choisir (...). Moi j'aimerais qu'il y est une forme d'appel à la contribution collective et qu'on essaie d'identifier 300 à 500 noms et que d'ici mars on les ait".

"Je voudrais que ce soit nourrit aussi par toute la jeunesse et ceux qui ont une conscience civique et qu'au mois de mars on puisse avoir une espèce de catalogue des 300 ou 500 noms de ces héros et qu'on puisse ensuite décider d'en faire des rues, des statues, c'est comme ça que les choses changent...", a-t-il enchainé. Si la forme que prendra cet "appel à contribution collective" qui viendrait notamment de la jeunesse n'est pas encore clair, il s'agit définitivement d'une affaire à suivre de près.