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Le motard blessé à Villeneuve-la-Garenne appelle au calme
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Des policiers lors des tensions à Gennevilliers mardi 21 avril 2020 (photo : Amaury Blin)
Des policiers lors des tensions à Gennevilliers mardi 21 avril 2020 (photo : Amaury Blin) ©AFP

Le motard blessé à Villeneuve-la-Garenne appelle au calme

Depuis 4 jours maintenant, des villes de proche banlieue parisienne sont soumises à de fortes tensions en réaction au motard blessé à Villeneuve-la-Garenne samedi soir. Ce dernier a appelé au calme.

Tirs de mortiers, feux de voitures, de poubelles... Les soirs se succèdent et se ressemblent dans certaines villes des alentours de Paris. Ces tensions durent depuis 4 jours et sont une réponse à ce qui est arrivé à cet homme de 30 ans, dans la soirée du samedi 18 mars. Ce motard a été grièvement blessé à la jambe lors d'un accident impliquant une voiture banalisée de police alors que les agents voulaient procéder à un contrôle. 

C'est depuis son lit d'hôpital que le jeune homme s'est exprimé dans une vidéo postée par son avocat, Stéphane Gas, partagée par France Bleu. Ayant eu vent des événements secouant certaines villes de banlieue, il a voulu apaiser la situation en appelant au calme. "Vous avez cassé des voitures, brûlé des voitures, je vous demande de rentrer chez vous" déclare le blessé. Il remercie les personnes le soutenant, mais espère que la "justice sera bien faite" malgré le fait qu'il ne soit pas un "enfant de choeur."

Du soutien, il en a également eu sur les réseaux sociaux. De nombreuses personnes ont réagi dès samedi soir sur Twitter après qu'une vidéo du jeune homme à terre, hurlant de douleur, a été postée. Certains expriment leur haine contre les forces de l'ordre, d'autres leur peur que la justice ne soit pas faite, et une autre partie met en cause activement le blessé. Le sujet anime de longs débats depuis ce week-end et fait couler beaucoup d'encre.

Un plainte a été déposée par Stéphane Gas, l'avocat du blessé, lundi 20 avril pour "violences aggravées par dépositaire de l’autorité publique." L'IGPN (Inspection générale de la police nationale) a été saisie.