MENU
Accueil
La DRH de "Charlie Hebdo" obligée de quitter son domicile en raison de menaces
Écouter le direct
Marika Bret, la DRH de Charlie Hebdo a dû quitter son domicile - STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Marika Bret, la DRH de Charlie Hebdo a dû quitter son domicile - STEPHANE DE SAKUTIN / AFP ©AFP

La DRH de "Charlie Hebdo" obligée de quitter son domicile en raison de menaces

En plein procès des attentats de 2015, Marika Bert, la DRH de Charlie Hebdo a dû quitter son domicile en 10 minutes suite à des menaces.

Le procès des attentats de 2015 se déroule actuellement devant la cour d'assises spéciale, au Palais de justice de Paris, le jury rendra son verdict le 10 novembre. Dans le box : 14 accusés, jugés pour terrorisme, 17 personnes ont été tuées. Pour marquer cette date historique, Charlie Hebdo a décidé de republier en Une, les caricatures de Mahomet. Celles qui avaient déclenchées la fureur et le sang en 2005. Le climat est tendu, la preuve n est que Marika Bret, responsable des ressources humaines de Charlie Hebdo a du quitter en urgence son domicile suite à des "menaces précises et circonstanciées" reçues le 14 septembre par les officiers de sécurité qui la protègent depuis bientôt 5 ans, comme elle l'explique au micro de franceinfo :

C'était il y a une semaine, lundi dernier, en sortant du tribunal. Les officiers de sécurité m'ont annoncé que j'avais dix minutes pour préparer un sac et quitter mon domicile parce que ma sécurité n'y était plus assurée.

Concernant son exfiltration, elle n'a pas hésité et a fait son sac sur le champ :

Ils m'ont expliqué que probablement je ne réintégrerais jamais mon domicile. C'est difficile à digérer [même si] j'ai intégré l'idée que j'allais déménager.

Marika Bret fait part de son "effarement face à ce déchaînement haineux qui continue encore et qui se ravive ici pendant le procès". Elle nous met en garde :

Réagissez, parce que ce qui s'est passé, les 7, 8 et 9 janvier 2015, ça a commencé bien avant et ça continue son chemin.

Elle estime que nous vivons dans une "société de plus en plus à vif sur le moindre sujet. C'est une société où le rire n'est plus accepté, où la moquerie et l'humour, qui sont un mode d'expression et de réflexion on ne peut plus pacifistes__, ne sont pas compris comme tels, sont déformés volontairement."