MENU
Accueil
L’installation d’un mannequin "plus size" dans une boutique Nike à Londres déclenche une polémique
Écouter le direct
Depuis le 6 juin, Nike a introduit dans sa boutique d'Oxford Street un mannequin grande taille pour promouvoir ses vêtements "size plus".
Depuis le 6 juin, Nike a introduit dans sa boutique d'Oxford Street un mannequin grande taille pour promouvoir ses vêtements "size plus".

L’installation d’un mannequin "plus size" dans une boutique Nike à Londres déclenche une polémique

Une journaliste du quotidien britannique "The Telegraph" a mis le feu aux poudres en écrivant que Nike faisait preuve de "cynisme" en présentant un mannequin "obèse" qui "vend un mensonge dangereux aux femmes."

L'ère du temps est à l'acceptation de soi. De plus en plus d'enseignes de prêt-à-porter cherchent à promouvoir des standards de beauté naturels, éloignés de la maigreur traditionnellement mise en avant sur les podiums. Depuis le 6 juin dernier, Nike essaye également de surfer sur la vague "body positive." La marque à la virgule a lancé une campagne destinée à promouvoir ses vêtements "plus size" et a introduit des mannequins grande taille dans sa boutique londonienne d'Oxford Street. 

L'initiative a fait réagir la journaliste du Telegraph Tanya Gold qui a publié trois jours plus tard un article intitulé "Les mannequins obèses vendent un dangereux mensonge aux femmes". "Elle est immense, gargantuesque, énorme. Elle traîne sa graisse. [...] Elle n’est pas prête pour une course à pied. Elle ne peut pas courir. Elle est plutôt pré-diabétique et sur le point de recevoir une prothèse à la hanche. Quel terrible cynisme de la part de Nike", a-t-elle écrit dans les colonnes du quotidien.

Les lecteurs ont pointé du doigt les relents grossophobes de l'article et se sont insurgés contre la supposition de la journaliste selon laquelle les femmes avec des formes ne pouvaient pas faire de sport.

Latoya Shauntay Snell, une adepte de la course ayant beaucoup écrit sur le phénomène de "fat shaming", souligne l'importance de la commercialisation de ces équipements inclusifs. "Comment s'armer dans la vie si rien n'est fait pour nous ? Si nous ne pouvons nous voir nulle part, alors le monde pense que nous n'existons pas. C'est facile de nous critiquer mais je préférerais entendre des solutions pour nous", écrit-elle dans un post Instagram.

L'influenceuse Megan Jayne Crabbe a de son côté préféré réagir à la polémique avec humour. Elle a posé aux côtés du mannequin en question lors d'un passage dans la boutique londonienne et a posté la photo sur ses réseaux. « Apparemment, une marque de fitness utilisant des mannequins de taille supérieure à 8 au Royaume-Uni est la chose la plus outrageusement offensante qui ait jamais eu lieu ! [...] Imaginez ma surprise quand je suis entré à @nikelondon et que le mannequin n’a pas essayé de me tuer ! » a-t-elle plaisanté sur Instagram.