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"J’étouffe" : les derniers mots de Cédric Chouviat, mort après une arrestation à Paris
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Manifestation pour demander justice pour Cédric Chouviat à Paris le 11 janvier 2020 (Photo : Amaury Cornu)
Manifestation pour demander justice pour Cédric Chouviat à Paris le 11 janvier 2020 (Photo : Amaury Cornu) ©AFP

"J’étouffe" : les derniers mots de Cédric Chouviat, mort après une arrestation à Paris

Cédric Chouviat, livreur à scooter, s'est fait interpeller le 3 janvier 2020 quai Branly, à Paris. C'est à la suite de cet événement qu'il a perdu connaissance avant de décéder deux jours plus tard à l'hôpital.

Des vidéos ont été prises au moment de l'interpellation musclée de Cédric Chouviat, le 3 janvier 2020. Un enregistrement a même été fait avec le téléphone de la victime, qui a été soumis à un rapport d'expertise dont FranceInfo a eu l'accès. Ainsi, "J'étouffe" auraient été les derniers mots prononcés par le livreur à scooter avant de perdre connaissance sous le poids des policiers. Une phrase qui fait écho au "I can't breath" prononcé par George Floyd avant sa mort, repris dans des manifestations partout dans le monde.

Ce document permet de mettre un contexte sur l'arrestation de Cédric Chouviat. Le contrôle aurait vu se succéder des provocations verbales de chaque côté avant que la situation dégénère d'après le rapport. On ne connait pas vraiment les raisons de l'interpellation de l'homme de 42 ans, même si l'avocat des policiers affirme qu'il tenait son téléphone en main en conduisant et que sa plaque d'immatriculation était sale comme le rapporte Le Monde. Alors que l'échange reste "relativement correct" au début comme le rapporte FranceInfo, on entendrait dans la suite de l'enregistrement Cédric Chouviat un peu plus énervé et les qualifier de "vrais clowns." Le ton monte, l'un des policiers commence alors lui-aussi à tenir des propos désobligeants envers l'homme en face de lui. 

Provocations après provocations entre les deux parties, Cédric Chouviat se fait finalement arrêter, certainement pour "outrage à agent." Il se fait menotter et plaquer au sol d'après l'article de Mediapart. Au cours de cette interpellation, l'homme à terre demande aux policiers d'arrêter, "je m'arrête" ajoute-t-il avant de dire à sept reprises "j'étouffe" puis de perdre connaissance.

Les 4 policiers ont été placés en garde à vue mercredi 17 juin afin d'être interrogés par l'IGPN, l'inspection générale de la police nationale. Une information judiciaire a été ouverte pour "homicide involontaire".