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H&M arrête son partenariat avec un fournisseur chinois accusé de travail forcé des Ouïghours
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H&M arrête son partenariat avec un fournisseur chinois accusé de travail forcé des Ouïghours

L’entreprise suédoise a annoncé le 15 septembre qu’elle rompait toute relation avec un producteur de fil chinois impliqué dans l’exploitation de la minorité musulmane ouïghoure.

Outre la fin de sa collaboration avec ce fournisseur chinois, H&M a également précisé qu’il ne travaillerait plus avec tout autre fabricant de vêtements de la région du Xinjiang. Cette région autonome est la plus grande zone de production de coton chinoise et celle où réside le peuple ouighour. 

Depuis le milieu des années 2010, la Chine a mis en place des "camps de rééducation" à destination de cette minorité musulmane et turcophone. Le gouvernement chinois justifie ces camps en expliquant qu’ils seraient destinés à soutenir l’emploi et à combattre l’extrémisme religieux. Dernièrement, des ONG (dont Human Rights Watch et Amnesty international) et de nombreux experts (dont l’ONU) accusent la Chine d’exploiter ce peuple et de mener des persécutions à grande échelle à son encontre.

En mars 2020, l’Institut australien de stratégie politique avait publié une étude affirmant qu’entre 2017 et 2019, plus de 80 000 Ouïghours détenus dans des camps d’internement avaient été transférés dans des usines "appartenant aux chaînes d'approvisionnement de 83 marques connues mondialement dans la technologie, le textile et l'automobile. " Parmi les marques citées, il y a notamment : Adidas, Amazon, Apple, Calvin Klein, Google, H&M, Huawei, Lacoste, Microsoft, Nike, Nintendo, Nokia, Polo Ralph Lauren, Puma, Samsung, Sony, Tommy Hilfiger, Uniqlo, Victoria’s Secret, Volkswagen, Zara."

Du côté des pays occidentaux, les pressions effectuées sur la Chine à ce sujet commencent à être un peu plus fortes. Lundi 14 septembre, le gouvernement américain avait ainsi annoncé qu’il allait bloquer l’importation d’une série de biens originaires de la région du Xinjiang. Fin juin, les douanes américaines avaient saisi une cargaison de produits à base de cheveux humains, suspectés d’avoir été conditionnés dans des camps de travail de la région. De son côté, l'Union européenne a proposé à la Chine l'envoi d'"observateurs indépendants" au Xinjiang.