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GIEC : la crise climatique s’aggrave à un rythme sans précédent
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Feux de forêt en Grèce, aout 2021(Photo by Angelos Tzortzinis/picture alliance via Getty Images)
Feux de forêt en Grèce, aout 2021(Photo by Angelos Tzortzinis/picture alliance via Getty Images) ©Getty

GIEC : la crise climatique s’aggrave à un rythme sans précédent

Le GIEC sonne l' "alerte rouge" et prévoit la multiplication des évènements météorologiques extrêmes.

Feux de forêt en Turquie, en Sibérie et en Grèce; inondations en Belgique et en Allemagne; dôme de chaleur au Canada : ces évènements climatiques extrêmes se multiplient dans le monde. Le dernier rapport du GIEC est catégorique, si on ne fait rien pour arrêter nos émissions de gaz à effet de serre, nous allons devoir nous habituer à vivre ces scénarios catastrophes à l'avenir. 

Des scénarios catastrophes 

Ce lundi 9 aout 2021, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a publié le premier volet de son sixième rapport d’évaluation et sonne l'alarme sur l'état de notre environnement. La Terre brûle sous nos pieds et c'est maintenant ou jamais que l'on doit repenser nos modes de vie.

Selon le rapport du GIEC, la concentration de gaz à effet de serre n'a jamais été aussi forte depuis au moins deux millions d'années et le seuil de 1,5°C devrait être atteint autour de 2030. C'est 10 ans plus tôt que prévu par rapport aux précédentes prévisions scientifiques. Selon France Info, on verra au cours des prochaines années "des sécheresses jusqu'à six fois plus nombreuses, les précipitations extrêmes seront plus fréquentes à 70%, et 14% plus intenses." C'est un tableau aux airs d'apocalypse que dresse le rapport du GIEC si on ne baisse pas notre empreinte écologique. 

"Tout se joue aujourd'hui"

Quoi que nous fassions, la fonte des océans et la montée des eaux sont irréversibles mais comme le rapporte Christophe Cassou, co-auteur du rapport du GIEC pour France Inter,"Tout se joue aujourd'hui". Il explique que "le rapport montre qu'il est encore possible de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C par rapport à la période préindustrielle, mais cela demande des actions immédiates, fortes et soutenues dans le temps.__" Le climatologue et directeur de recherche au CNRS est certain : "Tout n'est pas perdu", mais "Tous les secteurs doivent être mobilisés à l'échelle mondiale". 

En novembre prochain la Conférence Internationale sur le Climat, la COP26, aura lieu à Glasgow. C'est donc l'ultime chance pour que les cris d'alerte du GIEC soient entendus et que des mesures soient appliquées.