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George Clooney : "le racisme est notre pandémie et en 400 ans, on n'a toujours pas trouvé de vaccin"
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George Clooney (photo : Jason LaVeris)
George Clooney (photo : Jason LaVeris) ©Getty

George Clooney : "le racisme est notre pandémie et en 400 ans, on n'a toujours pas trouvé de vaccin"

L'acteur a écrit une tribune sur le site d'informations The Daily Beast, il dénonce le racisme aux Etats-Unis comme la "pandémie" qui "nous infecte tous depuis 400 ans" et fustige les dirigeants qui "attisent la haine et la violence".

George Clooney est un homme engagé, il milite, depuis de nombreuses années, en faveur de diverses causes humanitaires. En 2010, il a organisé et animé un téléthon en faveur des sinistrés du tremblement de terre en Haïti, récolté des fonds pour les victimes de l’ouragan Katrina qui avait frappé la Louisiane et la Nouvelle-Orléans et milite contre les crimes de guerre au Darfour. Cette fois ci, il a décidé de s'exprimer sur la mort de George Floyd dans une tribune publiée sur le site The Daily Beast :

L'acteur commence par égrainer les noms des victimes décédées suite à des violences policières, ces hommes ont un point commun, la couleur de leur peau : "Combien de fois avons-nous vu des personnes de couleur tuées par la police ? Tamir Rice, Philando Castile, Laquan McDonald. Il ne fait guère de doute que George Floyd a été assassiné__."

L'acteur se fait le témoin historique d'un constat implacable, celui d'un racisme institutionnel qui prend ses racines dans l'esclavage : "La colère et la frustration que nous voyons se reproduire, une fois de plus, dans nos rues ne sont qu'un rappel du peu de progrès que nous avons fait en tant que pays, par rapport à notre péché originel d’esclavage." Il poursuit :

Chaque joint du squelette de notre système de justice pénale est graissé par la discrimination raciale.

N'en déplaise à certains, George avance les chiffres et insiste sur les privilèges réservés aux blancs : "Par rapport aux blancs qui ont commis le même crime et qui ont un passé criminel similaire, les noirs et les autres personnes de couleur sont plus souvent arrêtés. Ils sont inculpés plus sévèrement, bénéficient de cautions plus élevées et de plus mauvaises stratégies de défense. Ils sont condamnés à des peines de prison plus longues et leur probation est plus souvent révoquée."

Nous savons tous que c'est vrai.

L'acteur déplore l'action des autorités, l’attitude de ceux qui, au lieu d'apaiser et de guider la nation, attise la haine : "Nous avons besoin de décideurs politiques et d'hommes politiques qui reflètent une équité fondamentale envers tous leurs citoyens de manière égale. Pas de dirigeants qui attisent la haine et la violence."

Il met alors en parallèle deux actualités, la pandémie que nous traversons et le racisme anti-Noirs, pour appuyer son message et son impact :

Le racisme anti-Noirs est notre pandémie. Elle nous infecte tous, et en 400 ans nous n'avons toujours pas trouvé de vaccin

L'acteur de 59 ans termine sur une note d'espoir et se veut militant, en pointant du doigt la prochaine campagne électorale : "Il n'y a qu'une seule façon dans ce pays d'apporter un changement durable : Voter."