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Fermeture des bars et des restaurants : le chef Philippe Etchebest est furieux
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Philippe Etchebest est très en colère - Capture Twitter M6
Philippe Etchebest est très en colère - Capture Twitter M6

Fermeture des bars et des restaurants : le chef Philippe Etchebest est furieux

Les annonces du ministre de la Santé, concernant de nouvelles restrictions sanitaires, ont fait réagir Philippe Etchebest. Le chef étoilé tire la sonnette d'alarme et en appelle aux syndicats pour qu'ils s'unissent et parlent d'une seule et même voix.

Le secteur de la restauration est touché de plein fouet par la crise sanitaire. Après plusieurs mois d'inactivité causés par le confinement, les annonces d'Olivier Véran, ce mercredi 23 septembre, ont provoqué une levée de boucliers. Le ministre de la Santé a annoncé la fermeture des bars et des restaurants dès samedi prochain à Aix, Marseille et en Guadeloupe. Les villes de Lille, Lyon ou encore Paris sont, quant à elles, soumises à une fermeture à 22 h à partir de lundi.

Philippe Etchebest a réagi à chaud, dès mercredi soir, sur BFMTV :

"Là ça me met vraiment en colère, parce que les fermetures anticipées de restaurants, elles ne vont pas freiner la propagation du virus, c'est pas vrai ! Les fêtes, elles s'organisent de plus belle, de manière anarchique, dans des lieux qui font des clusters incroyables ! Je crois qu'il faut arrêter de stigmatiser notre profession ! Qu'est ce qui va se passer après 22h ? Le virus arrête de circuler ? Je n'y crois pas. (...) On prend tout dans la gueule, on le subit et ça devient insupportable !"

Philippe Etchebest, interrogé, de nouveau par BFMTV ce jeudi 24 septembre, enfonce le clou :

On est en train de se noyer, et en plus on nous enfonce la tête sous l’eau, donc stop !

Le restaurateur se pose en lanceur d'alerte, il estime qu'il s'agit d'un problème de discipline et qu'il faut sanctionner ceux qui ne jouent pas le jeu. C'est pour cela qu'il en appelle aux syndicats, pour qu'ils s’unissent : "Il faut qu’il y ait des actions qui soient menées, qui soient réelles et qui soient fortes".

D'autant plus que les syndicats ont appris la nouvelle en même temps que toute la population. Bernard Marty, président de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH) des Bouches-du-Rhône, s'est confié à l'AFP :

On est très très en colère parce que la moindre des choses aurait été qu'on soit avertis.

Il ajoute : "Un ministre qui nous annonce à la télévision que nous n'allons plus exister dans quelques jours, parce que c'est exactement ce qui va se passer. C'est un désastre ! Stigmatiser Marseille comme ils viennent de le faire, c'est une honte !"

Un rassemblement est organisé ce vendredi à Marseille par les restaurateurs et acteurs du monde économique pour protester contre les mesures restrictives contre le coronavirus.