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Facebook va interdire les messages niant ou minimisant la Shoah
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Facebook va interdire les messages niant ou minimisant la Shoah

Lundi 12 octobre, le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, a annoncé l’interdiction du déni de l’Holocauste sur la plateforme.

Dans un statut publié sur son compte Facebook, Mark Zuckerberg a annoncé une mise à jour qui interdira tous les contenus et messages négationnistes de la plateforme. Il a même remis en question sa pensée en affirmant qu’elle avait évolué au fur et "à mesure que (j’ai) vu des données montrant une augmentation de la violence antisémite". Il ajoute que "tracer les bonnes lignes entre ce qui est acceptable de ce qui ne l’est pas n’est pas simple, mais avec l’état actuel du monde, (je) crois que c’est le bon équilibre."

En effet, en juillet 2018, Mark Zuckerberg avait expliqué qu’il ne voulait pas supprimer les messages négationnistes de Facebook car, selon un porte-parole, la plateforme ne retire pas du contenu "uniquement parce qu’il est faux." 

Pour ce qui est de l’"augmentation de la violence antisémite", Mark Zuckerberg s’appuie notamment sur une étude réalisée aux Etats-Unis qui explique que près d’un quart des 18-39 ans pensent que l'Holocauste est un mythe ou ne sont pas sûrs si les faits sont exagérés ou non.

Le directeur de l’Anti-Defamation League, une association soutenant les Juifs contre toute sorte d’antisémitisme ou de discrimination, demande depuis des années la suppression des contenus négationnistes. Il a tweeté son approbation et l’importance de la décision de Facebook : 

Le 29 juillet dernier, des survivants de l’Holocauste se sont filmés en demandant à Mark Zuckerberg de retirer du réseau social les contenus négationnistes. La campagne était représentée par le hashtag #NoDenyingIt. 

Aux Etats-Unis, le négationnisme n’est pas interdit par la loi et la jurisprudence tend à le placer sous la protection du premier amendement de la Constitution, qui garantit la liberté d’expression. A l’inverse, dans de nombreux Etats européens, les propos négationnistes sont passibles de poursuites pénales.