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"Expérience de ouf", "maturité", "autonomie" : ils racontent leur expérience en Erasmus
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Ils sont près de 100 000 chaque année à se lancer à l'aventure.
Ils sont près de 100 000 chaque année à se lancer à l'aventure. ©Getty

"Expérience de ouf", "maturité", "autonomie" : ils racontent leur expérience en Erasmus

Soirées étudiantes, sorties, fêtes, autant d'images pas très studieuses associées à Erasmus. Créé en 1987, le célèbre programme d’échange fête ses 35 ans cette année. L’occasion de balayer les clichés.

Il a accompagné des milliers de jeunes à travers l’Europe. Erasmus fête ses 35 ans en 2022. De 900 étudiants la première année, le programme permet aujourd’hui à environ 100 000 bénéficiaires de découvrir un autre pays. "L’objectif est de 12 millions d’Européens en mobilité entre 2021 et 2027", affiche Anne-Sophie Brieux, chargée de communication. Mais les clichés ont encore la vie dure.

1. Ça ne s’adresse pas qu’aux étudiants

Depuis 2014, Erasmus s’est transformé en Erasmus +. Principal changement : l’ouverture a un plus large public. Écoliers, dès la primaire, adultes en formation et même professeurs, jusqu’au lycée, peuvent désormais en bénéficier.

2. Il existe des aides

"Les clichés type l' Auberge Espagnole , c'est fini, plaisante Anne-Sophie Brieux. Il n'y a pas que des étudiants parisiens aisés et aidés par leurs parents . Maintenant, Erasmus, ce sont aussi des jeunes en lycée agricole . " Des bourses sont accordées , selon le revenu , jusqu'à 1 080 euros par mois dans la formation professionnelle .

3. Des échanges uniquement dans des universités ?

Si les capitales et les universités restent prisées, il est aussi possible de partir à la campagne. Cela, pour correspondre aux besoins des étudiants accueillis. "Une mobilité sur deux est un stage en entreprise", explique Anne-Sophie Brieux. Un atout de taille sur un CV. "En plus des compétences professionnelles ou académiques, il y a aussi toutes les compétences que l’on appelle humaines."

« J'étais beaucoup plus mature et autonome »

Des compétences qu'ont constaté les principaux intéressés. "Quand j’entendais des gens qui parlaient de leur séjour, je trouvais que ça sonnait cliché, mais j’ai vraiment appris sur moi-même, raconte Victor, 23 ans, à propos de son séjour en Turquie. Tu sors de ta zone de confort, ça permet de rencontrer des gens à qui tu n’aurais jamais parlé, de se connaître soi-même, de s’ouvrir aux autres. C’est une expérience en plus, pas forcément juste au niveau des études, mais surtout de la culture."

Un "épanouissement personnel" partagée par Ana, 24 ans. "J’étais beaucoup plus mature et autonome", explique celle qui est partie seule pour la première fois sans ses parents en Irlande. Sur place, elle effectue un stage de six mois dans un salon de coiffure, en continuité de son brevet professionnel en CFA. "Je ne savais pas quoi faire. Je me suis dit : « Pourquoi pas ? »"

Comme Baptiste, 21 ans, elle avait choisi cette destination pour parfaire son anglais. "Comme je souhaite aller ensuite dans une école de sport automobile, c’est une compétence recherchée, souligne l’apprenti mécanicien, actuellement à Dublin. J'apprends tous les jours, c'est satisfaisant de se voir progresser."

Tous retenteraient l'expérience aujourd’hui. Avec des conseils pour les futurs voyageurs. "Anticiper son départ", recommande Baptiste. Pour Victor, ça serait de "ne pas rester entre étudiants étrangers, on se limite vite dans les rencontres." Ana, elle, referait confiance à Erasmus "à 100%".
Alors, prêts à partir à l'aventure ?