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Elle se fait refaire les seins grâce à une escroquerie au chômage partiel
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Escroquerie à hauteur de 210 000 euros
Escroquerie à hauteur de 210 000 euros ©AFP

Elle se fait refaire les seins grâce à une escroquerie au chômage partiel

Une femme de 38 ans a récemment été arrêtée par la police judiciaire de Paris. Elle est soupçonnée d’escroquerie pour avoir obtenu indûment 210 000 euros d’aides publiques.

La pandémie de Covid-19 et le confinement du printemps dernier ont porté un sévère coup à l’économie française. Pour soutenir de nombreuses entreprises en difficulté, l’Etat a mis en place un dispositif de chômage partiel. Une “générosité” dont certains ont profité pour des fins peu avouables. C’est le cas d’Ami K. qui gère un institut de beauté en Seine-Saint-Denis. Sur le site internet dédié au dispositif, elle a ainsi déclaré mettre au chômage partiel 50 employés.

Mais en réalité, Ami K. n'emploie personne dans son salon. Elle a donc gardé l’argent pour mettre financièrement à l’abri ses quatre enfants en plaçant 90 000 euros sur leurs comptes bancaires, tout en réglant leurs frais de scolarité à hauteur de 25 000 euros. Mais ce n’est pas tout : elle en a profité pour s’offrir quelques petits plaisirs : des vêtements et des accessoires de luxe, une voiture à 35 000 euros mais également un rendez-vous chez un chirurgien esthétique pour... refaire sa poitrine et ses fesses pour un total de 12 000 euros.

Un peu gros pour la Brigade de répression de la délinquance astucieuse (BRDA) de la police judiciaire parisienne qui est venue l’interpeller à son domicile le 8 septembre dernier et l’a placée en garde à vue. Lors des interrogatoires avec les policiers, elle a affirmé avoir une santé mentale fragile et que l’appât du gain l’aurait rendue folle. Elle est soupçonnée d’"escroqueries au détriment d’un organisme de protection sociale ou d'un organisme chargé d'une mission de service public."

Les autorités ont saisi sa nouvelle voiture, ses articles de luxe et un total de 86 500 euros qu’Ami K. avait mis de côté. Ce sont tout de même 123 500 euros qui se sont envolés. 

Relâchée depuis, la gérante de l’institut de beauté est convoquée le 22 octobre prochain au Tribunal judiciaire de Paris. 

Ces dernières semaines, les audits dédiés à déceler les fraudes au chômage partiel se sont intensifiés car, selon des premières investigations, des dizaines de millions d’euros auraient été récoltés illégalement.