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Des infirmières reçoivent des lettres de menaces de leurs voisins
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Infirmières en unité de soin intensif à l'hôpital de Grasse (Photo : Frederic Dides)
Infirmières en unité de soin intensif à l'hôpital de Grasse (Photo : Frederic Dides) ©AFP

Des infirmières reçoivent des lettres de menaces de leurs voisins

En pleine pandémie de coronavirus, des infirmières en première ligne face à ce virus reçoivent des lettres de menaces. Une situation qui reste, heureusement, minoritaire face au soutien qu'elles reçoivent également.

C'est ahurissant, mais pourtant c'est vrai. Certaines infirmières déclarent avoir reçu des lettres de menaces. Scotchées sur leur voiture, sur leur porte, ou sur leur boîte aux lettres, ce sont des écrits parfois assez virulents, leur demandant de quitter le voisinage pour ne pas amener le Covid-19 dans le quartier. Malheureusement, ce genre de discriminations se multiplient un peu partout en France.

Déménager "aussi vite et loin que possible"

Au Pays basque, en Seine-et-Marne, dans l'Essonne ou encore en Bretagne... De nombreuses infirmières ont signalé avoir reçu des lettres de menaces de la part de leurs voisins. À Bayonne, deux infirmières ne se connaissant pas mais habitant le même quartier selon FranceBleu, ont reçu une lettre menaçante. Elle leur demande de se garer loin de tous les autres véhicules, de "ne plus toucher les parties communes sans gants ou sans s'être désinfecté les mains" et "idéalement" de déménager "aussi vite et loin que possible." Ce mot est signé "les voisins", sans aucun nom. L'une des deux infirmières a alerté la police, mais n'a pas encore porté plainte.

Dans l'Essonne, c'est sur son pare-brise qu'une jeune infirmière de 24 ans a trouvé une lettre similaire d'après Le Parisien. Il lui est demandé de prendre un logement dans l'hôpital dans lequel elle travaille, et l'auteur ajoute "si un cas se confirme au sein de la résidence, vous serez tenue responsable." Là encore, le mot est signé "le voisinage". Mais après cet acte, beaucoup de voisins lui ont manifesté leur soutien. La jeune-femme pense donc que ce serait un acte isolé. 

De nombreux autres lettres ont été adressées à des infirmières, urgentistes, ou autres personnes en premières lignes en leur demandant de se garer plus loin et même de déménager. Des discriminations difficiles à supporter pour ces individus qui ne comptent pas leurs heures pour combattre le virus. 

N'oubliez pas, à 20h chaque soir vous êtes invités à vous mettre à votre fenêtre pour applaudir les personnes en première ligne lors de cette pandémie de coronavirus. Si vous avez un instruments de musique, vous pouvez même jouer un petit air pour les voisins.