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Covid-19 : plus d'un jeune sur quatre dit avoir eu des pensées suicidaires
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76% des 18-25 ans se disent fragilisés psychologiquement, affectivement ou psychiquement depuis le début de la crise sanitaire.
76% des 18-25 ans se disent fragilisés psychologiquement, affectivement ou psychiquement depuis le début de la crise sanitaire.

Covid-19 : plus d'un jeune sur quatre dit avoir eu des pensées suicidaires

Selon une étude parue dans le Journal du Dimanche, la préacrité étudiante s'est accentuée et l'état psychologique des jeunes est extrêmement préoccupant.

Le gouvernement a mis le paquet sur les aides à destination des étudiants depuis quelques mois, mais rien n'y fait. D'après une étude Ipsos pour la FAGE, principal syndicat étudiant, paru dans le Journal du Dimanche, 76% des jeunes se disent fragilisés depuis le début de la pandémie. Pire encore, 27% ont eu des pensées suicidaires. Aucune amélioration significative depuis la dernière étude menée en juin 2020 n'a été constatée et il semblerait même que la situation ait légèrement empiré. Ni les "chèques psy" ni les repas à 1€ ni les aides aux logements ni la plateforme "1 jeune 1 solution" mis en place par l'Etat n'ont permis d'inverser la tendance.

L'angoisse s'empare des bancs de l'université

Cette étude menée sur un échantillon de 1 000 personnes ayant entre 18 et 25 ans révèle également que la situation à l'université s'aggrave. "Au niveau des études, la situation s'est dégradée" regrette Adeline Merceron, responsable de l'activité santé chez Ipsos. Même si 39% des personnes interrogées disent que leur projet d'orientation ou professionnel reste le même (en baisse de 9 points), 23% expliquent avoir revu leurs ambitions à la baisse (en hausse de 8 points). Même si plus de la moitié des étudiants peuvent retourner en présentiel, 6 étudiants sur 10 déclarent être en décrochage dans leurs études et les deux tiers d'entre eux craignent une dévalorisation de leur diplôme à cause des cours à distance ou du fait que le contrôle continu soit préféré aux examens.  

Malgré les aides financières proposées par le gouvernement, le porte-monnaie des étudiants est vide. 72% rencontrent des difficultés financières et presqu'autant ont du mal à payer leur loyer, à tel point que certains ont été obligés de retourner vivre chez leurs parents. 

La FAGE tape du poing sur la table

Face à cette triste réalité mise en lumière par ces chiffres, la Fédération des associations générales étudiantes, premier syndicat étudiant, demande au gouvernement d'"engager des réformes structurelles." Son président, Paul Mayaux, prône un remboursement des consultations chez le psychologue pour toute la population. Il appelle également à une réforme des bourses sur critères sociaux et demande l'élargissement de la garantie jeunes universelle à tous les 16-30 ans.