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Coronavirus : plus de 90 000 infractions recensées en moins d'une semaine
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Des policiers contrôlant un homme, devant la Gare Montparnasse à Paris (photo : Franck Fife)
Des policiers contrôlant un homme, devant la Gare Montparnasse à Paris (photo : Franck Fife) ©AFP

Coronavirus : plus de 90 000 infractions recensées en moins d'une semaine

Les forces de l'ordre ont dressé 91 824 contraventions pour non-respect du confinement depuis mardi 17 mars dernier. Elles ont réalisé 1 738 907 contrôles en France depuis le début du confinement.

Le confinement pour freiner la propagation du virus Covid-19 a débuté le 17 mars à midi. Depuis, les Français doivent se munir d'une attestation pour quitter leur domicile et limiter leurs déplacements, sous peine de se voir attribuer une contravention de 135€. 100 000 forces de l'ordre sont mobilisées pour faire appliquer ces directives.

Non-respect du confinement : plus de 90 000 infractions

Malgré le confinement, de nombreuses images ont été partagées sur les réseaux sociaux depuis mardi montrant des lieux d'affluence, avec des joggeurs ou des familles en balade. D'autres vidéos montrent des chariots de supermarchés remplis de bouteilles de sodas par exemple, ce qui n'est pas un bien de première nécessité. Certaines plages sont maintenant fermées, tout comme des parcs ou les quais de Seine à Paris. Des couvre-feux ont été instaurés dans certaines villes. Mais malgré tout, des individus continuent de déroger aux restrictions imposées par l'état. Les forces de l'ordre ont ainsi recensé plus de 90 000 infractions aux mesures de confinement en 6 jours. Rien que sur la journée de dimanche, ce sont 22 574 verbalisations qui ont été dressées d'après FranceInfo. Ces contraventions s'élèvent à 135€. En cas de récidive dans les 15 jours qui suivent l'infraction, la verbalisation passe alors à 1500€ et peut même aller jusqu'à 3700€ et 6 mois de prison si vous répétez ce non-respect du confinement.

Vers un "confinement total" ?

Les mesures de confinement devraient être revues d'ici 48 heures, pour éclaircir le point de certaines dérogations de déplacement qui ne seraient pas nécessaires notamment. En revanche, le Conseil d'Etat a rejeté l'appel de deux syndicats de médecins et d'internes demandant de passer à un "confinement total". Il a expliqué que l'État ne disposait pas de moyens suffisants pour notamment procéder à un ravitaillement à domicile de l'ensemble de la population, mais seulement sur des régions, ou petites parties du territoire.

On ne le dit jamais assez : restez chez vous. Les raisons précises des déplacements autorisés sont inscrites sur les attestations, que vous devez soit imprimer, soit écrire à la main. Une attestation numérique n'est pas tolérée par les forces de l'ordre. Limitez vos déplacements au maximum. Lorsque vous sortez, restez le plus éloignés possible des personnes que vous croisez.