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Coronavirus : les grandes surfaces doivent fermer les rayons "non essentiels"
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Le gouvernement français imposent la fermeture de certains rayons aux grandes surfaces - Danemark (LISELOTTE SABROE)
Le gouvernement français imposent la fermeture de certains rayons aux grandes surfaces - Danemark (LISELOTTE SABROE) ©AFP

Coronavirus : les grandes surfaces doivent fermer les rayons "non essentiels"

Le gouvernement contraint les enseignes à fermer les rayons vendant des produits considérés comme "non essentiels". Une manière pour l'exécutif de répondre à la colère des petits commerces qui ne sont pas autorisés à ouvrir en cette période de confinement.

Des rayons vides ou inaccessibles dans les grandes surfaces. Dès mardi 3 novembre, les enseignes auront l'interdiction de vendre certains produits considérés comme "non essentiels". Le Premier ministre l'a annoncé dimanche 1er novembre. "La logique du confinement est que l'on limite le nombre d'occasions de sortir", a précisé Jean Castex sur le plateau du 20 heures de TF1. Il s'agit des produits qui sont d'ores et déjà interdits dans les commerces de proximité, comme les livres, les CDs, les jouets. 

Mais ce n'est pas tout. Ce lundi, Alain Grisert, le ministre délégué chargé des Petites et moyennes entreprises précise que "les produits d'hygiène seront gardés, le maquillage non".

Avec cette mesure, le gouvernement tente de répondre à la colère des commerçants contraints à la fermeture pendant le confinement. Il s'agit selon Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie de "rétablir l'équité" entre les commerces de proximité et les grandes surfaces. 

Avant même la confirmation de la mesure, Jacques Creyssel, le directeur général de la Fédération du commerce et de la distribution réagissait vivement. Pour lui, cette décision du gouvernement "entraînerait des conséquences sociales lourdes et injustifiées pour des dizaines de milliers de salariés, tout en renforçant Amazon."

Des commerces de proximité ouverts dans certaines villes 

Ce que demandent surtout les petits commerces, c'est de pouvoir ouvrir. Ils craignent de passer à côté des fêtes de fin d'année. Les maires de Perpignan, Brive ou encore Beaune ont ainsi pris des arrêtés qui autorisent l'ouverture des commerces non-alimentaires dans leur ville. Bruno Le Maire dénonce "une poignée de maires irresponsables" qui "menacent la santé des Français".

Hier le chef du gouvernement a fermé la porte à cette demande. Les commerces, dit non essentiels, ne rouvriront pas pour le moment. "C'est certainement pas le moment de revenir sur les mesures annoncées, c'est beaucoup trop tôt", a estimé le Premier ministre. Ce dimanche 1er novembre ce sont encore plus de 46.000 cas de coronavirus qui ont été détectés. 

Les marchands de jouets et les fleuristes ont annoncé le dépôt d'un recours contre la fermeture devant le Conseil d'Etat.