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Coronavirus : des premiers essais prometteur pour le tocilizumab
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Lutte contre le Covid-19 : Recherche en laboratoire - Artyom Geodakyan\TASS via Getty Images
Lutte contre le Covid-19 : Recherche en laboratoire - Artyom Geodakyan\TASS via Getty Images ©Getty

Coronavirus : des premiers essais prometteur pour le tocilizumab

La lutte se poursuit et se concrétise par la recherche, un traitement utilisé contre la polyarthrite rhumatoïde : le tocilizumab, a été testé et les résultats sont encourageants.

L’AP-HP a lancé CORIMUNO-19, une étude de grande envergure pour déterminer l’efficacité des stratégies thérapeutiques chez les adultes hospitalisés avec le COVID-19, le tocilizumab fait partie des traitements testés. 

Le tocilizumab est utilisé en rhumatologie, il est administré aux personnes souffrant de polyarthrite rhumatoïde. L'essai a été réalisé sur 129 patients hospitalisés en raison d'une infection moyenne ou sévère au coronavirus mais ne nécessitant pas de réanimation au moment de l'admission. Parmi eux, 65 ont reçu un traitement habituel accompagné de tocilizumab et les 64 autres n'ont bénéficié que du traitement habituel.

Lors de la conférence de presse, Olivier Hermine, professeur en hématologie à l’hôpital Necker a déclaré que le tocilizumab "a diminué de façon significative le nombre de patients qui vont en réanimation ou qui sont décédés". 

Dans un communiqué publié sur le site de l'AP-HP, les médecins de l'Assistance publique- Hôpitaux de Paris jugent les premiers résultats de l'étude très encourageants :

Il pourrait permettre de limiter les entrées en réanimation, ce médicament améliore significativement le pronostic des patients avec pneumonie COVID moyenne ou sévère.

Comment agit le tocilizumab ?

Le tocilizumab va agir sur certaines molécules, pas n'importe lesquelles puisqu'il va permettre de réguler les molécules responsables de l'aggravation de l'état du patient atteint du Covid-19 : il s'agit des cytokines.

Les molécules appelées cytokines sont sécrétées et ont pour but d'organiser le combat contre l'agression. Parfois, face à la virulence du virus, le corps peut se mettre à produire beaucoup plus de cytokines que nécessaire, on appelle ce phénomène : un "orage", une "tempête" ou encore un "choc" cytokinique. Ce dérèglement immunitaire aggrave la condition de la personne, et peut entraîner des défaillances internes mortelles.

Moins de personne en réanimation, de plus, il y a peu d’effets indésirables, le seul hic est le prix élevé pour une seule injection : 800 €. Pas d'emballement du côté de la science, les résultats de cet essai vont être soumis pour publication dans un journal à comité de lecture, ils devraient être confirmés de manière indépendante par des essais supplémentaires.