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Coronavirus : plus de 300 personnes participent à une fête clandestine à Joinville-le-Pont
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La résidence de Joinville-le-Pont où la soirée clandestine s'est déroulée - (Google street view)
La résidence de Joinville-le-Pont où la soirée clandestine s'est déroulée - (Google street view)

Coronavirus : plus de 300 personnes participent à une fête clandestine à Joinville-le-Pont

Une soirée clandestine a réuni plus de 300 personnes sans masques en plein confinement dans la nuit de vendredi à samedi dans le Val-de-Marne. Trois personnes ont été placées en garde à vue dont le propriétaire de la résidence et l'organisateur de l'événement.

On était loin des gestes barrières et du confinement vendredi soir à Joinville-le-Pont. Entre 300 et 400 personnes se sont retrouvées dans cette ville du Val-de-Marne pour une soirée clandestine alors que le confinement est toujours en vigueur pour lutter contre le coronavirus en France. 

Lorsque la police arrive, la soirée est en train de totalement dégénérer. Une centaine de personnes se battent à coups de verres, de bouteilles d'alcool, de tables et de chaises. Certains lancent des verres, des bouteilles et des chichas sur les forces de l'ordre qui répliquent par des jets de grenades de désencerclement et une grenade lacrymogène.

Le maire (Les Républicains) de la ville, Olivier Dosne, a décidé de porter plainte. Depuis le mois d'août, il a, à une dizaine de reprises, déjà signalé des tapages nocturnes à la police nationale. Olivier Dosne demande le renforcement des services de police et de renseignement. "C'est là où je ne suis pas content. Ça aurait pu être largement anticipé et on aurait pu éviter la mise en danger des personnes et le cluster géant qui peut potentiellement arriver", témoigne l'élu auprès de franceinfo."Quand on entend qu'il y a eu 44 000 morts du Covid-19 en France, on ne peut être qu'indigné par le manque de responsabilité des organisateurs", poursuit Olivier Dosne. "C'était une boîte de nuit ultra-confinée. Je trouve que c'est criminel d'avoir organisé une telle fête"__, conclut-il. 

Au moins l'un des participants a été testé positif au coronavirus, les autres sont appelés à se faire tester. 

Si on veut que le confinement dure plus longtemps, on fait ce genre de bêtises " - Jérôme Marty, président de l’Union Française pour une Médecine Libre

Cette soirée s'est déroulée en plein confinement, ce qui révolte Jérôme Marty, médecin généraliste et président de l’Union Française pour une Médecine Libre. "Ils risquent de perdre du temps et de contaminer d'autres personnes parce qu'ils craignent de se faire tester et en quelque sorte d'être pénalisés si on découvre qu'ils ont participé à ce type de soirée. En ce moment même, il y a des services de réanimation qui sont en tension. Il y a des commerçants et des artisans qui meurent au sens propre, économiquement, et si on veut que le confinement dure plus longtemps, on fait ce genre de bêtise !" dit il sur franceinfo. 

Trois personnes ont été interpellées et placées en garde à vue, dont le propriétaire de la maison et l'organisateur de la soirée. Une enquête est ouverte pour "mise en danger de la vie d'autrui", "violences volontaires sur personne dépositaire de l'autorité publique", "menaces et actes d'intimidation commis contre des personnes exerçant une fonction publique", et "travail dissimulé".