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Cannabis : une réglementation plus souple du CBD est à l'étude
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CBD : vers un assouplissement de la reglementation ? - Xvision
CBD : vers un assouplissement de la reglementation ? - Xvision ©Getty

Cannabis : une réglementation plus souple du CBD est à l'étude

Le cannabis "bien-être" est un enjeu économique majeur pour la France, premier pays producteur en Europe. Des parlementaires veulent une réglementation plus souple afin de développer ce marché.

Selon le Syndicat professionnel du chanvre (SPC), la France compte près de 400 boutiques qui vendent des produits issus du CBD (produits  alimentaires, huiles, cosmétiques, e-cigarettes, infusions, fleur à  fumer ou inhaler etc.). C'est simple en deux ans, le marché a littéralement explosé. Mais, car il y a un mais, si la France est le premier producteur européen de chanvre ce n'est pas elle qui fournit en CBD les points de ventes français. Une aberration pour beaucoup de parlementaires. Car en vertu de l'arrêté de 1990 sur les stupéfiants :

Il est interdit d'exploiter les feuilles et les fleurs de la plante qui contiennent naturellement du CBD, la molécule non psychotrope du chanvre.

Un rapport publié le 10 février met en évidence la corrélation erronée faite entre le cannabis "bien-être" contenant du CBD et le cannabis "stupéfiant" contenant du THC (molécule psychotrope), en effet, le CBD  est "la victime collatérale de l'approche essentiellement sécuritaire du cannabis dans notre pays". 

Le rapport préconise des changements notables pour développer le marché

Tout d'abord, il faudrait autoriser "la culture, l'importation, l'exportation et l'utilisation de toutes les parties de la plante de chanvre à des fins industrielles et commerciales, y compris la fleur". Puis, la suppression du seuil de 0 % de THC dans les produits finis, il devrait être "idéalement de 0,6 %" et de 1 %  pour les territoires d'Outre-mer situés sous des latitudes chaudes.

Aurélien Delecroix, président du Syndicat professionnel du chanvre, s'est confié à l'AFP :

"Ce rapport parlementaire va dans le bon sens. La France, qui était dans une situation particulièrement dommageable, va pouvoir prendre pied sur ce nouveau secteur__, et tenter de rattraper le retard qu'elle a accumulé jusque-."

Affaire à suivre... Selon le rapport, il reste à la Mildeca (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et  les conduites addictives) d'étudier "les modalités de prise en compte du jugement de la Cour de Justice de l'Union Européenne".