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Cannabis : trois maires Les Républicains souhaitent sa légalisation
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Plan de cannabis ©AFP

Cannabis : trois maires Les Républicains souhaitent sa légalisation

Dimanche 27 septembre, les maires de Châteauroux, Charleville-Mézières et Reims ont publié une tribune dans le JDD où ils évoquent leur souhait de voir le cannabis légalisé.

Gil Avérous, Boris Ravignon et Arnaud Robinet ont deux points communs : ces trois maires appartiennent au parti politique Les Républicains mais ils veulent surtout que la weed devienne légale. Selon eux, le trafic de drogues serait responsable, entre autres, de l’augmentation de l’insécurité dans leurs villes.

Une revendication qui intervient trois mois après la publication d’une tribune publiée dans l’Obs et signée par une vingtaine d’élus. Dans leur texte, les trois maires critiquent la politique actuelle en rappelant que, malgré une législation parmi les plus répressives d’Europe, la France compterait le plus grand nombre de consommateurs selon un rapport datant de 2019 de l’Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies. De plus, ils rappellent que la consommation de cannabis participe à offrir des revenus à des "malfaiteurs et organisations criminelles [...] des cartels d’Amérique du Sud aux petits revendeurs de nos quartiers."

Les trois maires abordent ensuite le sujet du cannabis chez les mineurs, entre les jeunes qui commenceraient à dealer "dès 11 ou 12 ans" et l’impact qu’aurait sur leur santé une grande consommation de cannabis : "Il est particulièrement dangereux pour les mineurs chez qui sa consommation régulière peut engendrer de graves problèmes de santé."

Les trois élus proposent trois pistes afin d’obtenir une légalisation réglementée : accepter uniquement des petites quantités de produit, permettre un contrôle de l’âge des consommateurs et des produits et, enfin, s’assurer que le cannabis serait "made in France" et traçable du producteur au consommateur en passant par le réseau de distribution contrôlé et fiscalisé par l’Etat.

En France, depuis mardi 1er septembre, l’amende de 200 euros pour usage de stupéfiants est généralisée à l’ensemble du territoire. Si elle est réglée dans les 15 jours, elle sera minorée à 150 euros. Au-delà de 45 jours, elle sera majorée à 450 euros.