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Avec son enquête "Il est temps", Arte dresse le portrait et les envies d'une génération
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400 000 internautes ont répondu à l'enquête "Il est temps" d'Arte - Capture d'écran
400 000 internautes ont répondu à l'enquête "Il est temps" d'Arte - Capture d'écran

Avec son enquête "Il est temps", Arte dresse le portrait et les envies d'une génération

Arte a interrogé 400 000 internautes sur l'écologie, la démocratie, leurs valeurs et leurs comportements. Du 24 au 27 novembre, la chaîne confie son antenne à des jeunes documentaristes français et allemands qui se sont inspirés des réponses aux questionnaires pour filmer leur génération.

Ils expriment leur envie de changement. Au total, 400 000 internautes ont répondu à la vaste enquête "Il est temps" menée par la chaîne franco-allemande Arte (en collaboration avec NHK World, Upian, Yami 2, On est prêt et Basis Berlin). 

Le projet a été lancé au printemps dernier, lorsque que la crise liée au Covid-19 a bouleversé le monde entier. “Doit-on arrêter de manger des animaux ?” ; “Faut-il une dictature verte ?” ou encore, “L’épidémie de coronavirus a-t-elle apporté plus de divisions ou plus de solidarité ?”, “La crise du Covid-19 et la crise écologique sont-elles les deux faces d’un même problème ?”, voilà quelques unes des 133 questions posées dans cette enquête participative.

L'initiative a pour but de "prendre le pouls de l'ensemble de la société sur les enjeux climatiques, sanitaires et sociaux, et proposer à la nouvelle génération d'ébaucher son autoportrait" explique Arte. Les questions étaient ouvertes à tous mais les sociologues chargés d'analyser les résultats ont accordé une place importante aux réponses des 16-34 ans. 

Les données sont présentées dans cinq films d'une dizaine de minutes, chacun disponible sur les réseaux sociaux et diffusés sur Arte. Plusieurs documentaires ont aussi été réalisés par différents créateurs français et allemands de moins de 35 ans et seront diffusés lors de soirées spéciales sur Arte du 24 au 27 novembre. 

Selon Arte, la consultation met à mal certains clichés. Par exemple celui qui affirme que "l'environnement n'est réservé qu'aux écolos-bobos." "Il y a aussi une écologie populaire, centrée sur les questions de pollution, de santé, de nourriture ou de transport", affirme le producteur de Yami 2 Christopher Nick. Ils sont 60% des sondés a affirmer avoir déjà eu des problèmes de santé liés à la qualité de l'air, aux pesticides, aux perturbateurs endocriniens ou au produits ménagers, presque deux fois plus que les plus aisés. A la question, "l'écologie est-elle un truc de riches ?", les classes populaires répondent également "Non" à 80%.

L'enquête reflète aussi un besoin de changement. Les personnes interrogées affirment à une très grande majorité que notre société doit évoluer. Pour 94% des répondants, le dérèglement climatique nous oblige à changer de société.