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Au Gabon : les députés votent la dépénalisation de l'homosexualité
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Drapeau Arc-en-ciel, symbole des lgbtqi+ (Photo : Alexander Spatari)
Drapeau Arc-en-ciel, symbole des lgbtqi+ (Photo : Alexander Spatari) ©Getty

Au Gabon : les députés votent la dépénalisation de l'homosexualité

L'interdiction des rapports sexuels homosexuel a été inscrit dans le code pénal en juillet 2019 au Gabon. Ce mardi 23 juin, les députés ont voté pour la suppression de cet amendement.

Le Gabon était l'un des Etats d'Afrique subsaharienne à ne pas avoir inscrit une pénalisation de l'homosexualité dans son code pénal. Ces pays sont une minorité. Finalement, la loi a été inscrite en juillet 2019. Les députés ont voté à la majorité, mardi 23 juin, pour la dépénalisation.

Cette pénalisation avait été imposée sous l'impulsion du Premier ministre gabonais, Julien Nkoghe Bekale, en plein milieu de l'été, alors que l'Assemblée nationale était suspendue. Cet amendement du code pénal prévoyait une peine pouvant aller jusqu'à 6 mois de prison et 5 millions de francs CFA d'amende, soit un peu plus de 7600 euros. Cette loi n'avait pas beaucoup fait parler d'elle puisque l'homosexualité reste tabou dans ce pays où la religion a une grande place.

Finalement, ce 23 juin, 48 députés ont voté pour la dépénalisation, 25 ont voté contre et 24 se sont abstenus. "Tout acte impudique ou contre nature sur un individu de son sexe et mineur de moins de dix-huit ans" reste en revanche répressible ont précisé des députés auprès de Gabon Review. 

Cette nouvelle est une victoire pour les Gabonais(es) homosexuel(le)s mais a suscité l'indignation de certains. "48 députés ébranlent toute une Nation et ses us et coutumes" a par exemple déploré un député, toujours auprès de Gabon Reveiw. D'autres Gabonais pensent que les 48 députés ayant voté "pour" auraient été achetés ou subi une pression lobbyiste. 

Certains reprochent au gouvernement de s'attarder sur des lois comme celles-ci qui ne leur semblent pas importantes au lieu de s'attaquer à d'autres problèmes du pays.

Selon France 24, les Sénateurs doivent eux aussi voter pour la dépénalisation afin que cet amendement soit réellement retiré du code pénal.