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Affaire Mila : trois mineurs mis en examen pour cyberharcèlement et vol de données
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Un téléphone à côté d'un clavier d'ordinateur (Photo : Nasir Kachroo)
Un téléphone à côté d'un clavier d'ordinateur (Photo : Nasir Kachroo) ©AFP

Affaire Mila : trois mineurs mis en examen pour cyberharcèlement et vol de données

Les investigations dans l'affaire Mila, cette jeune lycéenne ayant subi du harcèlement après avoir critiqué l'Islam, se poursuivent. De nouvelles personnes ont été arrêtées.

Trois adolescents ont été mis en examen ces derniers mois dans l'affaire Mila. Il leur est reproché d'avoir harcelé Mila et d'avoir volé certaines de ses données informatiques pour les utiliser contre elle.

Cette affaire remonte au mois de janvier 2020. Mila, 16 ans, fait un live sur Instagram dans lequel elle compte discuter de toutes sortes de choses avec ses abonnés. À travers les questions et remarques postées en commentaires par les personnes suivant le live, elle fini par dire qu'elle n'aime pas la religion. Plus tard, en story, elle vient à critiquer l'Islam. Elle dit notamment "Je déteste la religion, le Coran est une religion de haine, l’islam c’est de la m****.__" Pour en savoir plus sur le contexte de cette affaire, vous pouvez notamment consulter cet article de Mouv', posté en janvier dernier : 

À la suite de ces propos, la jeune lycéenne a été largement harcelée. Menaces de mort ou encore de viol, la haine a été très violente envers Mila. L'affaire est allée devant la justice. Une enquête a tout d'abord été ouverte contre Mila pour "provocation à la haine à l’égard d’un groupe de personnes, à raison de leur appartenance à une race ou une religion déterminée", laquelle a été classée sans suite.

Vol de données informatiques et cyberharcèlement

La justice s'est alors concentrée depuis sur la poursuite des individus ayant harcelé la jeune fille, qui a dû être déscolarisée de son lycée de Villefontaine dans l'Isère. Le premier adolescent mis en examen en février dernier a 16 ans et vient de Besançon. "Il lui était reproché d'avoir été à l'origine de la diffusion d'informations personnelles relatives à la jeune fille" a expliqué la procureure de la Vienne d'après France 3 Auvergne Rhône-Alpes. Il a reconnu ces faits et est donc sous contrôle judiciaire, poursuivi pour recel de vol, cyberharcèlement et usage de données personnelles. 

Plus récemment, le 10 juin dernier, deux autres adolescents de 17 ans ont été déférés pour "vol et recel de vol de données informatiques." Eux aussi ont reconnu les faits. Ils affirment avoir transmis les données au premier, entendu en février. Ils sont également placés sous contrôle judiciaire.