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Ademo ne s’est pas présenté à son procès
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Ademo, ici dans le clip de "Au DD", ne s'est pas présenté à son procès le mercredi 27 janvier 2021. (capture d'écran)
Ademo, ici dans le clip de "Au DD", ne s'est pas présenté à son procès le mercredi 27 janvier 2021. (capture d'écran)

Ademo ne s’est pas présenté à son procès

Ademo devait être jugé mercredi 27 janvier 2021 pour "usage de stupéfiants", "rébellion" et "outrage". Il ne s’est pas présenté à son procès.

Le procès d’Ademo est reporté au 14 avril 2021. Après avoir été interpellé violemment le 5 septembre 2020, le rappeur des Tarterêts devait être jugé ce mercredi 27 janvier, pour usage de stupéfiants, outrage et rébellion. Seulement, AD ne s’est pas présenté à son procès au tribunal correctionnel de Paris, comme le rapporte l'AFP.

Les avocats d’Ademo, Vincent Brengarth et William Bourdon, ont demandé à ce que l’audience se déroule à huis clos pour permettre une "sérénité intégrale" des débats. "Doit-on faire en sorte que, au procès, s'ajoute un procès médiatique ?" a déclaré Me Brengarth. Cette demande a été refusée.

En revanche, la juge a ordonné un supplément d’information pour une question de procédure, car l'identité des policiers n'est pas indiquée dans celle-ci. L'anonymisation des fonctionnaires n'est autorisée que lorsque leur sécurité est en jeu, comme l'a rappelé Me Brengarth. "La question de l'anonymisation est essentielle, elle touche au procès équitable et à la possibilité d'exiger une enquête impartiale" a ajouté Me Bourdon. Le procès est donc reporté au printemps.

Son arrestation avait fait le buzz

Ademo avait été interpellé dans une rue du 14e arrondissement de Paris alors qu’il était, selon des sources policières rapportées par l’AFP, en train de se rouler un joint. La vidéo de cette arrestation violente, lors de laquelle un des policiers a effectué une clé d’étranglement sur le rappeur de 34 ans, avait entrainé énormément de réaction sur les réseaux sociaux. 

Toujours selon la version des policiers, Ademo s’est très vite montré "agressif verbalement" et aurait refusé de se soumettre au contrôle. Me de Montbrial, qui défend trois des quatre fonctionnaires de police, a souligné que "lors de son interpellation, M. Andrieu (Ademo) a joué de sa célébrité" et qu'il aurait surjoué la violence de l'interpellation, "conscient qu'il y avait des caméras." 

Appréhendé, Ademo avait été remis en liberté après une garde-à-vue de 24h, en attente de son jugement. Ni lui ni ses avocats n’ont tenu à s’exprimer. Il faudra maintenant attendre le mois d’avril pour connaitre les suites de cette affaire.