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Adèle Haenel : "La nomination de Gérald Darmanin est une insulte à une partie de la population qui s’est soulevée"
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Adèle Haenel  - Dominique Charriau/WireImage
Adèle Haenel - Dominique Charriau/WireImage ©Getty

Adèle Haenel : "La nomination de Gérald Darmanin est une insulte à une partie de la population qui s’est soulevée"

Adèle Haenel était l'invitée de Boomerang sur France Inter, elle s'est exprimée sur la nomination de Gérald Darmanin, au poste de ministre de l'intérieur, qui est actuellement sous le coup d'une procédure pour viol.

Adèle Haenel était l'invitée de l'émission Boomerang sur France Inter. L'occasion de revenir sur l'actualité, avec l'affaire Roman Polanski qui, on vient de l'apprendre il y a quelques jours, conserve son statut de membre historique à l'Académie des Césars, et sur un autre sujet brulant : la nomination de Gérald Darmanin, en tant que Ministre de l'Intérieur, alors que, si l’enquête concernant les soupçons "d’abus de faiblesse" a été classée en septembre, le ministre fait toujours l’objet d’une information judiciaire pour viol.

L'actrice a été la première à s’être exprimée publiquement pour dénoncer le harcèlement dans le milieu du cinéma français, elle en a été elle-même victime, Adèle a accusé le réalisateur Christophe Ruggia "d'attouchements répétés". Puis, la comédienne avait quitté la dernière cérémonie des César en criant "c'est une honte" après que Roman Polanski ait reçu le prix de meilleur réalisateur.

Adèle Haenel juge la promotion de Gérald Darmanin comme "très, très, très problématique", pour elle c'est "une façon de s’accrocher vaille que vaille au pouvoir, de manière totalement morbide", et de "vouloir punir le peuple pour sa vitalité".

La comédienne confirme sa prise de position :

Je suis désolée de reprendre les mêmes mots, mais c’est parce que c’est les mêmes faits, c’est une insulte à une partie de la population qui s’est soulevée, qui s’est soulevée dans le sens de l’humanisme.

Elle ne comprend pas comment une telle nomination est encore possible à la lumière des événements récents : "On veut défendre l’égalité et la liberté, la fraternité et la sororité. On est là pour porter ces valeurs dans le monde concret. C’est ce que je trouve choquant avec cette nomination, mais aussi avec différents mouvements du gouvernement."

Adèle est toujours animée de la même ferveur et de la même envie : "Il y a beaucoup de choses qui se passent dans la société française, un vrai dynamisme de la part des populations mobilisées, qui est assez enthousiasmant. Et j’ai envie de faire partie de ce peuple-."

Le chemin est encore long, il faut continuer à l'ouvrir comme le rappelle Adèle :

On reste debout et on continue de gueuler.