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Accusée de racisme, la marque Uncle Ben’s change de nom et de logo
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Les paquets Uncle Ben's
Les paquets Uncle Ben's ©AFP

Accusée de racisme, la marque Uncle Ben’s change de nom et de logo

Le géant de l’agroalimentaire Mars, qui détient la célèbre marque de riz, a annoncé mercredi 23 septembre le changement du nom de cette dernière en "Ben’s Original", ainsi que la suppression du logo.

La marque Uncle Ben’s, déposée en 1943, continuera d’exister, mais sous un autre nom. Désormais, les paquets orange et bleus porteront le nom "Ben’s Original". Le logo qui représentait un homme afro-américain n’apparaîtra plus. La marque, accusée de véhiculer une image raciste, a finalement décidé de relooker ses paquets. Aux yeux des Américains qui ont milité pour le retrait du logo, le personnage rappellerait constamment le passé esclavagiste et ségrégationniste des Etats-Unis.   

Le mouvement Black Lives Matter de cette année avait contribué à dénoncer les marques américaines qui représenteraient le passé raciste et esclavagiste américain sur leurs emballages (Aunt Jemina, Cream of Wheat et Mrs. Butterworth's). En juin, en plein mouvement Black Lives Matter, Mars avait donc annoncé changer l’identité de la marque car le temps était venu "de faire évoluer la marque Uncle Ben’s, y compris son identité visuelle".

L’histoire du logo Oncle Ben’s s’appuie sur des suppositions. Le visage de l’homme afro-américain sur le logo appartiendrait à Franck Brown, un maître d’hôtel de Chicago où Gordon Harwell, l’un des fondateurs de la marque, allait régulièrement. Franck aurait accepté de lier son visage au "véritable" Oncle Ben’s, un producteur de riz probablement fictif du Texas renommé pour sa récolte de qualité.

Ce qui est certain, c’est que les nouveaux emballages arriveront dans les magasins en 2021. De plus, le groupe Mars a décidé de financer des programmes de soutien aux communautés afro-américaines en particulier à Greenville, dans le Mississipi, un Etat où le riz est produit depuis plus de 40 ans. 

En 2011 en France, après une décision de la Cour d'appel de Versailles, la marque Banania avait abandonné le slogan "Y’a bon" qui avait été prononcé par un tirailleur sénégalais (corps de militaires qui appartenait aux troupes coloniales françaises de 1857 à 1960). Le slogan était considéré comme porteur de stéréotypes racistes, caricaturaux et comme un symbole du colonialisme.