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400 migrants violemment expulsés par la police en plein Paris
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Des forces de l'ordre en train d'évacuer migrants de la place de la République, Paris, lundi 23 novembre (Martin Bureau)
Des forces de l'ordre en train d'évacuer migrants de la place de la République, Paris, lundi 23 novembre (Martin Bureau) ©AFP

400 migrants violemment expulsés par la police en plein Paris

De nombreux exilés s'étaient installés place de la République à Paris pour interpeller la mairie de Paris sur l’absence de logement. Ils ont été violemment évacués par les forces de l’ordre. Le ministre de l’intérieur évoque des images "choquantes."

À la suite de l’évacuation du camp de migrants de Saint Denis, laissant des centaines de personnes sans solutions d’hébergement, exilés et associations se sont installés en plein Paris pour interpeller les pouvoirs publics.

Réunis sur la place de la République pour y poser les tentes et passer la nuit, les quelques 400 personnes sont très vite rejoints par les forces de l’ordre. Sur les vidéos du journaliste de Brut Rémy Buisine qui a filmé en direct le déroulement de l’opération, on aperçoit les forces de police arracher les tentes ou des migrants se trouvaient encore pour s’y reposer.

Le journaliste a d’ailleurs lui-même été frappé au sol par des agents de police : “Troisième fois de la soirée par le même policier. Pris à la gorge la première fois, violemment projeté la seconde fois... et ça... c’est vraiment dur ce soir...”, a témoigné Rémy Buisine sur Twitter.

Moins d’une heure après, plus d’un tiers des quelques 500 tentes furent enlevées sous les huées des associatifs qui tentent tant bien que mal de garder leur équipement face aux forces de police. Maël, coordinateur à l’association Utopia56 était présent sur les lieux. Il raconte pour Mouv' : "Une fois de plus, la réponse des pouvoirs publics est une réponse policière et violente au lieu de proposer des hébergements dignes. C’est dans la continuité des politiques migratoires et de non accueil depuis 2015 ou les campements se succèdent sans qu’il n’y ai aucun changement de paradigme global."

En fin de soirée, le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin avait réagi sur twitter évoquant des images "choquantes" avant de demander "un rapport circonstancié sur la réalité des faits au Préfet de police." Depuis, L’inspection générale de la police nationale a été saisie.