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#RapportVSS : 1 étudiante sur 20 dit avoir été violée
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Selon une enquête, 1 étudiante sur 20 dit avoir été victime de viol -  skynesher
Selon une enquête, 1 étudiante sur 20 dit avoir été victime de viol - skynesher ©Getty

#RapportVSS : 1 étudiante sur 20 dit avoir été violée

Une enquête met des chiffres éloquents sur une réalité, celles des violences sexuelles et sexistes dans l'Enseignement supérieur : 34% des étudiants déclarent avoir été victimes ou témoins de violences sexuelles.

Le rapport "Paroles étudiantes sur les violences sexuelles et sexistes", réalisé par l'Observatoire étudiant des violences sexuelles et sexistes dans l'Enseignement supérieur, publié le 12 octobre 2020 met en avant des chiffres qui font froid dans le dos. Il démontre la nécessité de mettre en place une campagne de sensibilisation et de communication pour changer les mentalités, éduquer les étudiants sur ces problématiques et aider les victimes. 

Ce rapport a été élaboré sur la base d'un questionnaire, diffusé en ligne entre avril et décembre 2019 auprès des étudiants d'une cinquantaine d'universités, prépas, grandes écoles, BTS, DUT : 10.381 réponses, majoritairement de femmes (76%). Les auteurs précisent :

Même si la méthode choisie a été conçue et validée par un groupe de travail interprofessionnel, cette enquête reste avant toute chose une initiative étudiante.

Premier constat, 1 étudiant sur 5 ne fait pas la distinction entre harcèlement sexuel et agression sexuelle. Ces violences sont principalement le fait d'étudiants : "Il s'agit donc souvent du cercle d'amis proches et de personnes connues de la victime". Les faits de violences physiques sont en majorité commis en soirée ou le week-end, hors du campus, tandis que la violence verbale se manifeste aussi pendant les cours.

1 étudiante sur 20 (5 %) dit avoir été victime de viol. 1 étudiante sur 10 (11 %) a été victime d’agression sexuelle. C’est aussi le cas de 5 % des hommes.

Le premier élément qui favorise le passage à l'acte est l'effet de groupe (20%), puis l'impunité (18%), le manque d'éducation des étudiants (18%) et l'alcool (18%).

Le rapport souligne que les dispositifs mis en place par les établissements pour faire face à ce type de situations sont méconnus. Seuls 11% des étudiants disent avoir rapporté les faits subis ou constatés auprès de leur établissement.