MENU
Accueil
La Croatie en finale pour une revanche 20 ans après
Écouter le direct
La Croatie en finale pour une revanche 20 ans après
La Croatie en finale pour une revanche 20 ans après ©Radio France

La Croatie en finale pour une revanche 20 ans après

On remet ça dans 3 jours ?!

Ils la tiennent leur revanche. Qualifiée hier soir face à l’Angleterre (2-1) au terme de sa troisième prolongation du tournoi (8e, quart et demi-finale), la Croatie aura à cœur ce dimanche de défendre l’honneur de ses aînés. Et pour cause. Il y a maintenant 20 ans que Lilian Thuram, dans ce qui sera ses deux seuls buts en bleu, qualifiait l’équipe de France pour la finale du mondial 98. Un trauma dont tout le monde se souvient, à commencer par l’actuel sélectionneur de l’équipe à damiers. « Cela a été le sujet de discussion de ces vingt dernière années » , a notamment répondu Zlatko Dalic en conférence de presse, avant de nier toute idée de revanche, « on ne se concentre que sur l’idée de tout faire pour offrir le meilleur match du tournoi pendant la finale. »

Mais tous ne sont pas du même avis. Et nul ne doute que la sauce continuera de monter d’ici dimanche 17h00. Au micro de Franceinfo ce matin, l’ambassadeur de Croatie en France a prévenu, « c’est notre revanche qui vient » . Déjà en poste dans le pays il y a 20 ans, Filip Vucak apparaît confiant. On peut gagner de nouveau car cela dépasse les forces humaines. Il y a un élan national. Tout est possible."

Un élan national qui existe aussi en France au regard des scènes de liesse post France-Belgique. Puis côté terrain, tous les feux sont au vert. Aussi bien physiquement, la Croatie ayant un match en plus dans les jambes avec toutes ses prolongations, que du côté symbolique. En effet, comme en 1998, trois de nos défenseurs ont marqué en la personne de Varane, Pavard, et Umtiti. Reprenant ainsi le flambeau laissé par Lizarazu, Blanc et Thuram.

Mais ce match, au-delà d’être une revanche, sera surtout une finale de Coupe du monde. La première pour la Croatie de Modric et la troisième pour la France après la finale perdue de 2006. Et si Thuram n’est plus là, il nous reste encore notre Dédé national. Il y a vingt ans, à la mi-temps du match entre les deux pays, il endossait déjà le costume d’entraîneur pour distiller ses conseils à ses partenaires. Cette fois, il sera assis sur le banc, en tant que sélectionneur, au stade Loujniki à Moscou.

Crédit : Pascal George/AFP