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Homophobie : 213 plaintes déposées simultanément pour que "cesse l’impunité"
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Homophobie : 213 plaintes déposées simultanément pour que "cesse l’impunité"

29 minutes 58
Une vingtaine d’avocats ont déposé simultanément 213 plaintes dans douze tribunaux pour des messages à caractère homophobe publiés sur internet, notamment sur le réseau social Twitter, pour que "cesse l’impunité" dont jouissent le plus souvent leurs auteurs....

L'homophobie s'aggrave !

En octobre 2018, le Ministère de l'Intérieur confirmait une augmentation de 15 % des plaintes pour "agression homophobe"!

Après une veille de deux mois, les associations Stop Homophobie et Mousse ont recensé plusieurs centaines de messages homophobes sur les réseaux sociaux.

Pour rappel, les insultes publiques à caractère homophobe sont punies d’une peine maximale d’un an d’emprisonnement et de 45 000€ d’amende, mais dans les faits, ces sanctions sont rarement appliquées.

Terrence Katchadourian, secrétaire général de Stop Homophobie :

Désormais, ces haineux doivent savoir que s’ils tiennent des propos répréhensibles, on les enverra devant un juge.On reçoit des milliers d’injures et parfois des menaces très hard. 80 à 85 % de nos signalements n’aboutissent à rien. Il n’y a aucune réaction des pouvoirs publics, tout le monde s’en fout !

Lutter contre la cyberhaine 

En septembre, le Premier ministre Édouard Philippe s’était engagé à modifier en 2019 la loi de 2004 dite de "confiance dans l’économie numérique", devenue obsolète, afin de renforcer la pression sur les opérateurs du Net pour lutter contre la cyberhaine.

Mais comment ?

* En imposant aux plateformes un délai maximum de 24 heures pour retirer les contenus manifestement racistes, antisémites et homophobes 

* En instaurant de plus fortes amendes contre les grands réseaux sociaux et moteurs de recherche quand ils manquent à leurs obligations.

Facebook joue le jeu, a engagé des bataillons de modérateurs et fait figure de bon élève. Avec Twitter, on a beaucoup de mal à faire retirer des contenus ou fermer des comptes. 

Déclare Frédéric Potier, le délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah, rattaché au Premier ministre), à l'AFP.

Peut être en suivant l'exemple de l’Allemagne, qui depuis une loi votée en 2017,  sanctionne les opérateurs des réseaux sociaux d’une amende pouvant aller jusqu’à 50 millions d’euros s’ils ne retirent pas sous 24 heures des propos signalés par les usagers comme outranciers ou violant la Constitution.