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"Space Jam 2" : une suite grotesque qui manque de nostalgie
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"Space Jam 2" : une suite grotesque qui manque de nostalgie

Le film sort la semaine prochaine au cinéma.

25 ans déjà que Space Jam est sorti au cinéma ! Le film culte a bercé tout une génération avec la star du basket Michael Jordan qui fait équipe avec les Looney Tunes pour affronter des martiens dans un match de basket. A l'époque, c’était assez novateur de mélanger le côté film et dessin animé et le film avait trouvé son public en récoltant plus de 250 millions de dollars au box office. 

Warner a donc décidé d'en faire une suite, attendue en salle mercredi prochain : Space Jam : nouvelle ère. Michael Jordan a laissé sa place à la star de la NBA Lebron James et niveau histoire on est clairement sur version rebootiqué du premier volet. Lebron James se retrouve coincé dans un jeu vidéo avec son fils, où il rencontre les Looney Tunes donc Bugs Bunny, Lola Bunny, Titi, Mémé & cie. Et comme pour Michael Jordan, il va devoir faire équipe avec eux pour jouer un match de basket dans le but de se libérer du jeu avec son garçon. 

Ce Space Jam nouvelle génération bénéficie évidemment de nouveaux effets spéciaux, bien loin de la cheaperie des années 90 même si ça avait son charme. Non là ils y sont allés à font avec les Looney Tunes qui ont subi un gros makeover, surtout Lola Bunny. La lapine sexy du premier volet a été totalement changé, avec moins de seins et de fesses, un short plus long, pus de crop top… Le but : ne plus qu’elle soit sexualisée. Evidemment ça n'avait pas plu aux plus beaufs d’entre nous alors que c'est évidemment une bonne chose. Dans cette suite, elle est doublée par la chanteuse Angèle, et l'actrice américaine Zendaya dans la version originale. 

Mais malgré des efforts pour faire de cette suite une version plus moderne, elle manque cruellement de peps et d'intérêt. Space Jam 2 s'avère être une succession de sponsor qui font mal à la tête avec un Lebron James qui peine à être crédible et des caméos qui vont plaire aux puristes, mais perdre le nouveau public. Comme souvent, les reboots/suite n’ont pas le charme des originaux, même si Space Jam saura trouver son public chez les plus petits. 

Ce qui est dommage, c'est quand on voit les moyens dont à bénéficier le réalisateur Malcolm D Lee, il aurait pu en faire un film plus actuel, plus drôle et surtout plus innovant. Malheureusement, on se retrouve avec une pâle copie du premier et même les blagues de Bugs Bunny tombent un peu à plat. Heureusement la BO vient un peu rattraper le tout avec des morceaux de SZA, Lil Wayne, Lili Uzi Vert ou encore G-Eazy. Mais c'est tout ce qu'il y a à sauver.