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"Sky Rojo" : la nouvelle série (trop) survoltée des créateurs de "La Casa de Papel"
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"Sky Rojo" : la nouvelle série (trop) survoltée des créateurs de "La Casa de Papel"

Le Screen du 18 mars 20213 minutes
La série "Sky Rojo", sort demain sur Netflix.

En 2019, Netflix a tout cassé avec la mise de ligne de la série espagnole La Casa de Papel devenue un succès mondial inattendu. Depuis, la plateforme mise sur des productions espagnoles comme Elite ou Valéria, et sort aujourd'hui Sky Rojo (Ciel rouge en français). Créée par Álex Pina et Esther Martínez Lobato, cette fois ci Sky Rojo ne se déroule pas pendant un braquage avec des masques de Dali, mais direction l’île de Tenerife où 3 prostituées vont tenter d’échapper à leur mac. 

Sky Rojo suit l’histoire de Coral, Wendy et Gina qui, après s’être violemment embrouillées avec le patron de leur club Las Novias, fuient leur vie de prostituées et partent en cavale. Forcément, elles sont poursuivies par leur mac et se retrouvent dans des situations compliquées, parfois loufoques. La série mélange humour noir, scènes d’actions pas crédibles et histoires d’amour impossibles… Une recette qui fait clairement penser à La Casa de Papel. D’ailleurs Sky Rojo reprend le même mode de narration et est raconté en voix off par les trois héroïnes. Dès les premières minutes, on a l'impression d'entendre Tokio de La Casa de Papel. 

Sky Rojo ne perd pas de temps en proposant des épisodes très courts, qui durent un peu moins de 30 minutes. L'ambiance survoltée donne une impression de prendre un shot de tequila à chaque épisode avec des retournements de situation et des cliffhangers à tout va. La série met aussi en avant le côté prostitution avec des flashbacks sur la vie des héroïnes, comment elles gèrent leur rapport aux hommes aujourd’hui et l'impact sur leur psychologie. Il faut dire que c’est un vrai sujet de société en Espagne car c’est le troisième pays plus important consommateur de prostitution au monde. 

Si la série se mange comme un petit bonbon acidulé, elle n'en reste pas moins assez mauvaise. Là où La Casa de Papel avait un côté addictif par son histoire, celle de Sky Rojo ne fait pas le poids. Elle a une tendance à la vulgarité dans ses dialogues et dans ses scènes par forcément utiles avec des personnages assez caricaturaux auxquels on a du mal à s'attacher. Avec ses looks et ses scènes de baston, on sent qu'elle se cherche une ambiance à la Tarantino ou Thelma et Louise, mais c'est foncièrement raté. Points positifs : les paysages de Tenerife nous font voyager et on retrouve l'acteur Miguel Angel Silvestre de Sense 8 qui sauve un peu la série.