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Shonda Rhimes, Michaela Coel... : Celles qui ont fait bougé la représentation des femmes dans les séries...
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Shonda Rhimes, Michaela Coel... : Celles qui ont fait bougé la représentation des femmes dans les séries...

Le Screen du 08 mars 20223 minutes
Et elles commencent à être nombreuses.

À  l'occasion de la journée de la femme, focus sur ces personnalités qui ont bougé les codes des séries de ces dernières années, celles qui ont écrit des rôles pour des femmes complexes, qui ont stoppé les caricatures, proposé des personnages ambitieuses, talentueuses, amoureuses et qui ont arrêté l’over sexualisation des meufs. Et même si il y a encore beaucoup de travail, il faut quand même reconnaître que les lignes ont bougé. Elles s’appellent Shonda Rhimes, Phoebe Waller Bridge, Reese Witherspoon, Michaela Coel, Fanny Herrerro, Sally Rooney pour ne citer qu'elles, elles sont showrunneuses, scénaristes, réalisatrices, actrices… et grâce à elles et leurs consœurs, les femmes ont enfin une vraie place dans les productions sérielles.

Les clichés à l'ancienne

Si les séries des années 90 nous ont offert des modèles féminins assez badass avec des héroïnes comme Buffy, les sœurs Halliwell ou Sydney Bristow, elles restaient quand même dans une représentation très limitée de la femme. Il fallait qu’elles aient un attribut en plus pour être le centre d’une production, qui pouvaient être un pouvoir le fait qu'elle soit espionne ou qu’elle sache se battre. Évidemment heureusement que ce genre de personnage ont existé mais on notera quand même que ce sont que des rôles réalisés et écrits par des hommes, tout comme les rôles cultes de Sex & The city. Oui, impossible de parler de femmes dans les séries sans évoquer Sex & the city. Pour la première fois, des héroïnes parlaient sexe sans tabou et libéraient totalement la parole des femmes sur ce sujet. Sauf qu'encore une fois, la série caricaturait d'une certaine façon la femme qui recherche absolument l'amour d’un homme pour exister. La preuve, la série s’est terminé avec les toutes les héroïnes mariées et heureuses, même Samantha la plus libérée trouvait chaussure à son pied alors qu’elle prônait son célibat durant toute la série. Ce n’est que plus tard dans le film qu’elle est redevenue célibataire.

Le sacre Shonda Rhimes

Il faut dire que les années 2000 ont changé beaucoup de choses en termes de représentation de la femme, notamment avec l'arrivée de Shonda Rhimes considérée comme la Queen de la télévision américaine. L’une des premières femmes showrunneuse qui a donné des rôles principaux à des femmes puissantes et indépendantes à commencer avec son hit Grey's Anatomy. Parce que non Grey's n’est pas qu’un soap sur des histoires de love, elle a surtout mis en avant des femmes de différentes personnalités, de tout âge, de toute race qui ne se résumaient pas qu’à leur physique ou leurs mecs. Elles avaient le droit aux relations sans lendemain sans se justifier, mais aussi d'ouvrir leur gueule quand elles n’étaient pas d’accord avec leurs supérieurs masculins ou encore à privilégier leurs amitiés à leurs amours.

Les femmes showrunneuses

Shonda Rhimes a continué dans cette voie avec ses autres séries phares : Scandal, Murder et dernièrement Bridgerton qui montre l’épanouissement et la découverte sexuelle d’une jeune femme. Elle a inspiré beaucoup de femmes Shonda Rhimes, car depuis les séries féminines et féministes s'enchainent. Que ce sot Fleabag créée par Phoebe Waller Bridge qui ose montrer la dépression et la galère d'une jeune trentenaire sans jamais la juger, mais aussi I May Destroy You de Michaela Coel qui parle de viol et qui libère la parole des femmes à ce sujet ou encore la série comique Poupée Russe sur une boucle temporelle infinie écrite et jouée par Natacha Lyonne. Le fait que les femmes soient derrière leurs propres shows change la donne, car leurs rôles ne sont écrits via le prisme masculin. En France aussi, on pourrait citer le rôle d'Andréa dans Dix pour cent écrit par Fanny Herrero. Un personnage principal lesbienne dans une série grand public sur France 2, c'était ultra novateur. Alors effectivement, il reste encore beaucoup de boulot car la parité dans ce milieu est loin d'être gagnée mais en tout cas on est sur un changement.