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"Oxygène" : un huit clos suffocant porté par Mélanie Laurent
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"Oxygène" : un huit clos suffocant porté par Mélanie Laurent

Le Screen du 06 mai 20213 minutes
Le film est disponible sur Netflix dès demain.

Un caisson de cryogénisation, une femme amnésique et une voix d’intelligence artificielle… Ce sont les trois éléments qui composent le nouveau film du français Alexandre Aja Oxygène. Connu pour ses films d’horreur tels que La colline à des yeux, il s’attaque cette fois-ci au genre du thriller de science fiction qui va rendre claustrophobe ceux qui ne le sont pas. 

Oxygène nous transporte dans un huit clos d’à peu près 2 mètres carrés, où l'on suit le personnage d’une femme qui se réveille dans un caisson de cryogénisation sans aucun souvenir de comment elle est arrivé là. Et pour couronner le tout, il ne lui reste que 1h d’oxygène pour survivre, ce qui va entrainer une course contre la montre pour sa survie. Un film conceptuel, qui ne met en scène qu'un personnage avec aucun dialogue entre deux personnages physiques L'héroïne se parle à elle même, mais aussi à la voix de l’intelligence artificielle MILO, et à des interlocuteurs mystérieux au téléphone. Mais à part 2-3 flashbacks qui nous sortent du caisson, on est vraiment enfermé avec elle. 

Tout repose donc sur la performance d’une personne : l’actrice Mélanie Laurent. Un rôle vraiment pas facile, où elle doit jouer allongée 100% du film, seule, en ne bougeant quasiment pas. Un gros travail pour l'actrice qui relève le défi avec talent. Elle arrive à happer le spectateur dès le début en proposant une palette d'émotion en très peu de temps. Elle est crédible aussi bien quand elle hurle de peur, que quand elle pleure de nostalgie. Elle est accompagnée de la voix de Matthieu Amalric qui double l'intelligence artificielle à qui elle parle tout le long. 

Oxygène est dans la même veine que le film Buried sorti en 2010, qui suivait un homme qui se réveillait enterré vivant dans un cercueil en bois. Sauf que Oxygène a vraiment le côté science fiction en plus, où l'on se demande sans cesse où elle est réellement, si elle est seule dans ce cas là, à qui elle parle, qui l'écoute... Et le dénouement final est vraiment à faire tomber les mâchoires, difficile de s'y attendre. Alexandre Aja propose vraiment un film conceptuel avec une intrigue prenante porté par sa réalisation géniale, qui nous fait découvrir petit à petit des nouveaux éléments du caisson. Il y a des plans magnifiques, notamment lorsque Mélanie Laurent découvre son visage qui se reflète. Le film arrive à mélanger le poétique et le suspens avec brio, et le résultat est sublime.