MENU
Accueil
"La Chronique des Bridgerton" : le pari Netflix réussi de Shonda Rhimes
Écouter le direct

"La Chronique des Bridgerton" : le pari Netflix réussi de Shonda Rhimes

Le Screen du 04 janvier 20213 minutes
La série ne quitte pas le top 10 des programmes les plus visionnés de la plateforme depuis sa sortie à Noël.

Du sexe, des scandales, de l’accent british et des robes à corset… Bienvenue dans La Chronique des Bridgerton qui nous plonge dans les 1800, dans un Londres fictif où des jeunes femmes doivent se trouver un mari pour devenir de vraies ladys accomplies. Sauf qu’une mystérieuse chroniqueuse à l’identité secrète balance tous leurs secrets dans une chronique mondaine qui fait parler toute la bourgeoisie. Dès la mise en ligne de la bande-annonce, la série a été vite décrite comme un mélange entre Gossip Girl et Dowtown Abbey, et après visionnage, la description s'est totalement avérée juste. 

De base, La Chronique des Bridgerton part donc sur une bonne recette parfaite pour Noël et le public visé de jeunes adultes. Mais ce qui attire l'oeil, c'est le nom de la productrice de la série : Shonda Rhimes. Elle est considérée comme l’une des plus grandes showrunneuses de ces dernières années avec des séries comme Scandal, How to get away with murder et surtout Grey's Anatomy, sa série phare et la plus longue série médicale de l'histoire. 

Un nom qui a donc attiré pas mal de fan, car en plus du nom, il y a toute une recette Shonda Rhimes derrière toujours très engagée et avant-gardiste. Déjà, elle met toujours des personnages féminins et féministes comme héroïnes principales de ses séries comme Meredith Grey, Annalise Keating ou encore Olivia Pope. La Chronique des Bridgerton n'échappe pas à la règle avec le personnage de la jeune Daphné Bridgerton (Phoebe Dynevor), qui s'émancipe peu à peu de sa famille et qui veut s'affranchir de son étiquette de fille niaise incapable de prendre des décisions. 

Si Shonda Rhimes porte une attention particulière aux personnages féminins, c'est aussi le cas avec les personnages noirs. Elle-même afro-américaine, elle a toujours mis un point d'honneur à ce que toutes les minorités soient représentées dans ses séries. Dans La Chronique des Bridgerton elle va même encore plus loin en s'affranchissant totalement des codes de l'époque, puisque les noirs et les blancs sont égaux dans la série, sans aucun racisme qui était pourtant bien présent à l'époque. Ici les personnages noirs ne sont pas cantonnés aux rôles de gouvernantes ou d'écuyer au contraire : le duc qui fait rêver toutes les filles de la cour est noir (le sublime Regé-Jean Page), et encore mieux : la reine (Golda Rosheuvel) est noire. Une représentation qui fait plaisir à voir et qui apporte un vent d'air frais aux séries d'époque trop redondantes. 

Si La Chronique des Bridgerton est un peu niaise, cucul et attendue, elle n'en reste pas moins un bon divertissement qui tombe parfaitement pour les périodes des fêtes. Elle a l'avantage de ne pas trop se prendre au sérieux avec beaucoup de second degré, et les acteurs nous font oublier les décors un peu trop lourds. Pour l’instant la saison 2 a pas encore été annoncée officiellement, mais vu le carton, ça semble plutôt bien parti. Surtout que la série est inspiré de romans, chacun centrés sur un membre de la famille. Il y en a huit en tout, donc La Chronique des Bridgerton semble être partie pour durer.