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"It's a sin" : une claque bouleversante sur les années sida à Londres
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"It's a sin" : une claque bouleversante sur les années sida à Londres

Le Screen du 22 mars 20212 minutes
La série anglaise est diffusée ce soir sur Canal +..

Après avoir cartonné avec sa série dystopique Years & Years et réalisé l'une des premières séries LGBT Queer as folk, Russell T Davies revient avec une nouvelle création baptisée It's a sin (en vf : c'est un pêché). Elle a déjà été diffusée en Angleterre et aux Etats-Unis où elle a mis tout le monde d'accord. It's a sin nous plonge dans le Londres des années 80, rempli de disco d’insouciance et de sexe... Jusqu’au moment où un virus vient bouleverser la vie des jeunes gays : le sida.

La série retrace la vie de 5 jeunes principalement gays pendant la décennie 80-90 qui quittent leur famille pour aller vivre la belle vie à Londres. Il y a Ritchie l’acteur, Roscoe le drag queen, Colin le plus sensible ou encore Jill, leur meilleure copine. Ils habitent tous en collocation, font la fête, prennent de la drogue, couchent à droite à gauche. Une vie de liberté qui va petit à petit prendre un autre tournant lorsqu'un mystérieux virus des Etats-unis, vient tout renverser. 

It’s a sin montre à quel point la maladie était méconnue à l’époque et surtout stigmatisée. Elle était appelée "le cancer des gays", les gens pensaient qu’elle n’existait qu’aux US et certains parlaient même de complot. Les informations ne circulaient pas et la série montre aussi à quel point les malades étaient mal traités. Des années difficiles surtout pour la communauté LGBT qui en plus de lutter contre l’homophobie ordinaire, doit lutter contre un virus horrible et les discriminations qui vont avec. 

La série arrive à dresser un portrait touchant et percutant de la jeunesse de l'époque et de toute une communauté qui en a bavé. Les acteurs brillent par leur beauté et leur charisme incandescent. Mention spéciale à la jeune Lydia West, qui joue le personnage de Jill, l'un des seuls personnages féminins qui va aider et porter ses amis durant cette période. Malgré le sujet difficile du sida, It's a sin n'est pas une série glauque, ou tire larme. Elle arrive à être lumineuse, elle nous fait danser, pleurer, et remets bien les idées en place. En 2017, Robin Campillo nous offrait le poignant 120 battements par minute, primé à Cannes et au César. Plus militant que It's a sin, les deux sont des œuvres importantes à voir car le combat contre sida reste une thématique importante qu'il ne faut pas oublier. Et on revient de loin.