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"Comment je suis devenu un super-héros" : la french touch s'invite chez les super-héros
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"Comment je suis devenu un super-héros" : la french touch s'invite chez les super-héros

Le Screen du 09 juillet 20212 minutes
Le film est disponible sur Netflix.

Il était l’un des films français les plus attendus de 2020, mais comme pour beaucoup, la pandémie aura eu raison de Comment je suis devenu un super-héros, et c’est donc sur Netflix qu’il sort aujourd’hui. Comme son titre l'indique, le film se centre sur des super-héros à la française, un genre très peu exploité chez nous. C’est le réalisateur Douglas Attal qui a décidé de sauter le pas et il pour ça il s'est bien entouré, avec un très bon casting composé de Pio Marmaï, Benoît Poelvoorde, Leïla Bekhti, Swann Arlaud et Vimala Pons.

Evidemment, quand on pense super-héros aujourd'hui, l'image des Avengers de Marvel nous vient directement en tête. Mais Comment je suis devenu un super-héros n'est pas une pâle copie des films du MCU, au contraire. Le film a son propre univers avec une histoire qui se déroule dans un Paris où les super-héros existent. Ils sont partout, à la télé, sur Youtube, dans les écoles... Un flic et sa nouvelle équipière vont enquêter sur un trafic de super pouvoirs, et pour ça ils vont faire appel à une équipe d’anciens super-héros à la retraite. 

Le pitch du film se rapproche plus de la série The Boys sur Prime Vidéo que des Marvel, le côté gore en moins et il bénéficie surtout du charisme de ses acteurs. Pio Marmaï fait toujours bien le job, Benoît Poelvoorde est ultra attachant dans le rôle de Monté Carlo, l’ancien super-héros sur le retour, Leïla Bekhti joue une sorte de Black Widow aux prémonitions et l’actrice Vimala Pons est une très belle découverte. 

Le film a eu un budget de 15 millions d’euros, ce qui n'est pas grand chose en soit à côté d’un Avengers: Infinity War par exemple qui pèse 295 millions de dollars. Mais encore une fois, ce n'est pas du tout la même dynamique. Comment je suis devenu un super héro assume son côté un peu cheap avec quelques scènes d’action un peu grossières mais qui n'enlèvent rien au charme du film. Le point négatif se situe plus dans les dialogues, un peu faciles, que des les effets spéciaux. 

Comment je suis devenu un super héro aurait mérité une sortie au cinéma, pour encore plus apprécier cet univers trop rare en France. La série Mortel de Netflix avait déjà franchit le pas, en racontant une histoire à la Misfits, avec la culture vaudoue. Une vraie réussite, confirmée par sa saison 2 qui cartonne actuellement sur la plateforme. Comment je suis devenu un super héro prouve que le fantastique ne doit pas que se limiter aux américains et à leurs blockbusters énormes, et qu'on ne doit pas rougir de notre côté frenchie qui fonctionne plutôt bien.