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"Borat 2" : Sacha Baron Cohen se paye l'Amérique de Donald Trump
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"Borat 2" : Sacha Baron Cohen se paye l'Amérique de Donald Trump

Le Screen du 23 octobre 20203 minutes
Le film est disponible sur Amazon Prime Vidéo.

Quatorze an après avoir enflammé l'Amérique de Georges Bush dans Borat, Sacha Baron Cohen redonne vie à son personnage de faux journaliste complètement arriéré, raciste et misogyne, dans le but de piéger ses interlocuteurs. Il reprend le même concept de faux documentaire, qui a énormément plu à l'époque en engrangeant carrément plus de 260 millions de dollars au box office mondial. 

Sacha Baron Cohen est donc de retour, et cette fois-ci il il nous plonge dans l'Amérique profonde, celle des fans de Donald Trump où se mêlent meeting pro-arme et discours anti IVG. Il fait équipe avec une actrice bulgare Maria Bakalova, qu’il fait passer pour sa fille adolescente. Le duo est efficace et donne une nouvelle dynamique au film. Comme à son habitude, Sacha Baron Cohen use de son talent comique pour créer des situations ultras malaisantes, exemple quand il se déguise en Donald Trump lors un congrès tenu par le vice président Mike Pence. Borat interrompt le discours en débarquant métamorphosé, avec sa fille sur le dos en proposant à Mike "Penis" de lui offrir en cadeau. Evidemment, tout ça pour dénoncer les comportements abusifs du président américain avec les femmes. Les supporters de Trump ont pas vraiment rigolé pendant la scène, et Sacha Baron Cohen s'est fait exfiltré illico presto. 

Mais la séquence qui fait le plus parler dans les médias concerne un autre membre de la team Trump. La compère de Borat se fait passer pour une journaliste républicaine et va interviewer Rudy Giuliani l’avocat actuel de Trump et ancien maire de New York. Sauf qu’il va se montrer extrêmement tactile avec elle, en buvant du whisky pendant l’interview. A la fin, elle lui enlève son micro et on le voit mettre sa main dans son pantalon déboutonné au niveau de l’entrejambe. C’est le moment où Borat arrive pour dévoiler le piège, avec un Rudy Giuliani tout palot de gène. Il s’est justifié par la suite, en disant qu’il ne faisait que remettre sa chemise... On y croit. 

Pour ce film, Sacha Baron Cohen a du ruser pour ses déguisements, car celui de Borat est devenu tellement iconique qu'il ne pouvait pas se faufiler dans toutes les foules avec, d'autant plus avec des républicains au sang chaud. Il change donc souvent de tenu, avec un coup un chapeau de paille, une perruque blonde ou un faux bide. Sacha Baron Cohen a même dû porter un gilet par balle durant quelques jours pendant le tournage au cas où il y ait des représailles contre lui. Il faut dire que certaines personnes qu'il piège n'attirent pas particulièrement la confiance, comme lorsqu'il se confine avec deux conspirationnistes qui pensent que les démocrates sont pires que le COVID et que les Clinton "boivent le sang des enfants". Le film se conclut avec un message fort "Allez voter". Un timing plus que parfait sachant que les élections américaines sont dans une semaine.