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Pourquoi nous impose-t-on une distance de sécurité alors que l'on porte tous des masques ?
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Pourquoi nous impose-t-on une distance de sécurité alors que l'on porte tous des masques ?

Le Check info du 12 mai 20202 minutes
Si tout le monde porte un masque, il n’y a pas de raison d’être impérativement à plus d’un mètre les uns des autres… Mais ça c'est valable à condition que tout le monde porte un masque homologué et s’il est porté correctement.

Les masques protègent, s'ils sont portés en recouvrant bien le nez, le menton, il ne faut pas les toucher, ne pas le baisser pour dire bonjour puis le remettre en place, comme l’a fait le Président, lors d'une visite dans une école :

Emmanuel Macron masqué qui joue à cache à cache - Ian LANGSDON / POOL / AFP
Emmanuel Macron masqué qui joue à cache à cache - Ian LANGSDON / POOL / AFP ©AFP

Emmanuel Macron, c’était l’exemple type du geste à ne pas faire… et qu’on fait souvent finalement, parce qu’on a peur d’être mal compris, ou on n'arrive plus à respirer, on déplace le masque et ça, c’est une porte d’entrée au virus

Et puis autre impératif : le masque à usage unique doit être jeté au bout de quatre heures, et pour les masques réutilisables lavés à 60 degrés, on ne remet pas le masque utilisé le matin dans le métro pour faire le trajet retour dans ce même métro. Tout ça est très contraignant, et c’est pour ça que garder une distance de plus d’un mètre avec les autres personnes, c’est une vraie protection supplémentaire…

Le gouvernement impose aux salariés le port du masque si la distance d’un mètre ne peut pas être respectée.

Dans une entreprise, il y a moins de foule, moins de brassage que dans le métro, et surtout tous les salariés ont le même équipement, qui est fourni par leur employeur : masque, visière transparente, gel hydroalcoolique, voire gants et lunettes. Le cadre est beaucoup plus strict.

Concernant les aéroports, le secrétaire d’État aux transports, Jean-Baptiste Djebbari a annoncé que les compagnies aériennes ne sont pas obligées de condamner un siège sur deux pour créer cette distance dans les avions. Seule obligation : le port du masque pour tout le monde. Pourtant il est clair que dans les avions, on est collé au voisin, mais visiblement, un autre argument l’a emporté, le ministre a employé l’expression lui-même sur RTL :

La rentabilité économique. 

Les règles sont à géométrie variable : ici, l’argument économique est prioritaire sur la santé.

Marion Lagardère démêle le vrai du faux, c'est le Check Info à retrouver sur YouTube, Facebook et Twitter.