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Un député veut punir plus sévèrement la cruauté envers les animaux
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Un député veut punir plus sévèrement la cruauté envers les animaux

Le Check info du 24 juin 20202 minutes
Ce mardi 23 juin, Loïc Dombreval, député des Alpes-Maritimes (La République en marche) a remis un rapport au gouvernement sur la maltraitance animale et la nécessité d'alourdir les peines en cas d'infraction de ce genre.

"Les peines encourues en cas de maltraitance [animale, ndlr] sont très inférieures à celles encourues en cas d’atteinte aux biens. La vie d’un animal vaudrait-elle moins que celle d’un objet?" se questionne Loïc Dombreval sur Twitter. Un fait anormal pour lui qui compte faire évoluer la loi vers plus de considération envers les animaux.

"Les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité"

Avec un rapport de 312 pages, le président du groupe d’études parlementaire "Condition Animale" détaille 120 propositions pour lutter contre la cruauté envers les animaux. "Le Code Civil précise depuis 2015 que les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité" explique-t-il. Ce constat n'est pourtant pas entièrement représenté dans la loi compte tenu des peines peu sévères qu'encourent ceux qui s'attaqueraient aux animaux. "Je tue un chien volontairement, ce sera deux ans et 30 000 euros" détaille le député auprès de FranceInfo. Cependant, la hauteur de cette peine n'est quasiment jamais atteinte puisqu'il s'agit d'un maximum. 

Rendre l'adoption plus responsable

Le respect des animaux commence par une adoption responsable. Voilà pourquoi dans ses proposition, Loïc Dombreval suggère qu'une adoption soit uniquement possible auprès d'un élevage ou d'un refuge et non plus en animalerie, entre particuliers ou autres biais plus propices selon lui à l'achat impulsif. De plus, il voudrait mettre en place une attestation de connaissances minimales à obtenir avant d'adopter un animal de compagnie. Le but est ainsi que les personnes voulant en acheter un soient plus conscientes de ce que cela représente en terme de coût et d'attention.

Pour faire avancer plus rapidement les choses au sein du gouvernement à ce sujet, Loïc Dombreval souhaite la création d'un poste dédié à la condition animale au sein de l'Etat. "Il faudrait un secrétariat d'Etat dédié ou un délégué interministériel en charge de ce dossier. Ou, comme le suggère Robert Badinter, un défenseur des droits animaux" rapporte-il auprès du Parisien.

Le député compte aussi faire alourdir les peines en cas de cruauté envers un animal. Le rapport a été remis ce mardi 23 juin au Premier Ministre Edouard Philippe.

Marion Lagardère démêle le vrai du faux, c'est le Check Info à retrouver sur YouTube, Facebook et Twitter.