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#ViolencesPolicieres

#ViolencesPolicieres15 minutes
Depuis deux ans, après chaque manifestation, le hashtag #ViolencesPolicières revient sur les réseaux pour dénoncer les méthodes des forces de l’ordre, la plupart du temps vidéo à l’appui. Rencontre avec Youcef Brakni, membre du collectif Justice et vérité pour Adama, qui utilise ce hashtag depuis des années et qui décrypte sa banalisation récente.

Placage ventral, lanceur de balle de défense (LBD) utilisé à bout portant ou encore grenade de désencerclement : depuis un peu plus d’un an, le mot #ViolencesPolicières est utilisé sur les réseaux pour poster des vidéos dénonçant les abus perpétrés des forces de l’ordre. D'abord pendant le mouvement des Gilets Jaunes, puis en janvier lors des manifestations contre la réforme des retraites, l’expression est entrée dans le débat. 

En 2019, 860 cas de violences policières ont été recensé par le journaliste David Dufresne, notamment 24 personnes ayant perdus un œil, et 5 personnes une main. Des mutilation qui choquent en 2020, au point que le président de la République, Emmanuel Macron a lui-même parlé de "comportements qui ne sont pas inacceptables". Pourtant, ces méthodes de maintien de l’ordre ne sont pas nouvelles et sont dénoncées depuis des années par de nombreuses voix des quartiers populaires. C’est le cas de Youcef Brakni, membre du comité "Vérité et justice pour Adama", du nom d’Adama Traoré, mort en juillet 2016 après un placage ventral effectué par trois gendarmes dans le Val d’Oise.  

Pour Hashtag et après, il analyse l’importance des réseaux sociaux dans la mise en avant des violences policières et l’immense difficulté pour les victimes d’obtenir justice. »