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Comment la pré-commande tente de s'imposer face à la fast-fashion ?
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Comment la pré-commande tente de s'imposer face à la fast-fashion ?

Dress code : street du 08 novembre 20212 minutes
Vendre des vêtements avant même de les fabriquer, c’est le principe de la pré-commande.

On choisit un vêtement à sa taille, le coloris qui nous plaît et on le reçoit quelques semaines plus tard chez soi. Certes, il faut être patient mais le concept est apprécié par les jeunes créateurs. A leur début, ils disposent souvent de peu de vêtements, la pré-commande leur permet donc de ne pas se retrouver avec d’énormes stocks d’invendus.

Balenciaga et Off-White

La pré-commande est presque systématique sur les campagnes participatives sur les plateformes de financement comme Ulule ou Kiss kiss bang bang où les créateurs peuvent créer et mobiliser une communauté. Lors de son lancement sur Ulule en 2017, la marque française Les Récupérables a fait le choix de la pré-commande. Aujourd’hui, l’enseigne écologique collabore avec la marque grand public Caroll. 

La pré-commande est un modèle à l’opposé de la fast-fashion qui lui, pousse à acheter constamment via la publicité, des promotions récurrentes et un catalogue de choix parfois pharamineux. L’enseigne espagnole Zara lance en moyenne cinquante-deux collections par an, quand une marque classique va en faire deux. La pré-commande se pose alors comme en alternative écologique. 

Le fait de promettre une date au client c’est extrêmement contraignant...

Cet été, Balenciaga et Off-White ont fait parti des dix marques de luxe à se lancer sur la plateforme de mode Farfetch. Le public découvrait les collections en version numérique, tout simplement parce que les vêtements n’étaient pas encore fabriqués. 

La nouvelle balenciaga Track sneaker #FARFETCHPreOrder
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Toutefois, ce modèle reste marginale et certaines marques finissent par l’abandonner. 

Oui parce qu'il y a quand même des inconvénients. Julia Faure elle a fondée la marque Loom, elle a longtemps fait de la pré-commande avant d’arrêter. “Le fait de promettre une date au client c’est extrêmement contraignant pour nous. S’il y a un problème de qualité sur la production, on va être dans le dilemme de retarder la livraison et dans ce cas ont failli à notre promesse, soit accepter ces problèmes de qualité” explique la créatrice.

Les jeunes créateurs doivent donc gérer la pression de livrer un produit de qualité à temps, retenir leur souffle pour que leurs clients n’aient pas le remord de l’acheteur et devoir de faire face à des retours d'articles en masse.