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Violences policières : peut-on avoir confiance en la justice ?
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Violences policières : peut-on avoir confiance en la justice ?

Débattle du 16 juin 202030 minutes
Depuis les gilets jaunes, les violences policières ont largement été filmées et diffusées, leurs débordements sont dorénavant visibles.

Adama Traoré, Zyed Benna  Bouna Traoré, Théo Luhaka, Gabriel… les noms sont différents, les circonstances aussi mais les décisions de justice sont les mêmes : des policiers réintégrés et plus écoutés que les victimes. En France, L'IGPN dépend du ministère de l'Intérieur, ce sont donc des policiers qui jugent d’autres policiers, et seulement 10 à 15% des enquêtes de l'IGPN aboutissent à des condamnations. Le slogan « pas de justice pas de paix » prend tout son sens, d’autant plus que la France a été critiquée plusieurs fois ces derniers mois : en février 2020, le Parlement européen a condamné la répression des manifestations pacifiques par la violence, le Conseil de l’Europe a appelé la France à « suspendre l’usage » du lanceur de balles de défense (LBD), et en 2019 la France a été condamnée par la Cour Européenne des Droits de L’Homme pour une enquête trop légère dans affaire de violences policières, et des experts de l'ONU ont déclaré que le gouvernement devait arrêter de nier la réalité sur les bavures. En 2019, la police des polices a mené 868 enquêtes pour des violences volontaires de policiers, ça fait plus de 2 par jour, et 39 policiers ont été renvoyés. 

 Comment expliquer l’impunité dont jouissent certains policiers ?

 Qu’est-ce qu’il faut faire pour que la justice gère mieux les violences policières ? 

 Quand ils sont poursuivis, les policiers ont pris l’habitude d’invoquer la légitime défense. La parole des policiers compte plus que celle des victimes ?